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INTERNATIONAL

10 juillet 2006, 00:00

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GENERAL MOTORS. General Motors (GM) a annoncé vendredi que son conseil d?administration avait accepté de mener des discussions exploratoires avec Renault et Nissan en vue d?une éventuelle alliance. ?Nous allons entrer en discussions avec les directions de Renault et Nissan avec un esprit ouvert?, a déclaré Rick Wagoner, le PDG de GM, premier groupe automobile en termes de chiffre d?affaires. Selon les modalités du projet d?alliance, Nissan et Renault prendraient une participation totale de 20 % dans GM. Kirk Kerkorian, premier actionnaire du constructeur de Detroit avec 9,9 % du capital, pourrait ainsi se retrouver au centre d?un bloc d?actionnaires ayant un contrôle effectif sur la marche du groupe. Renault détient pour sa part 44 % de Nissan. ?La direction tiendra le conseil d?administration bien informé, et les administrateurs, bien entendu, surveilleront de près le processus pour s?assurer que son résultat sert aux mieux les intérêts de tous les actionnaires de GM?, a précisé George Fischer, administrateur de GM.

M. Kerkorian, à l?origine du projet, argue qu?une alliance pourrait créer de la valeur pour l?actionnaire en partageant les coûts de développement des produits et d?approvisionnement. Ils estiment également que la direction de GM ? dont Rick Wagoner ? est opposée au projet d?alliance en partie parce que les éventuelles synergies prendraient des années à se concrétiser et que l?opération détournera l?attention du groupe de son propre plan de redressement. La restructuration menée par Rick Wagoner chez GM a conduit à la suppression de 30 000 postes, à la fermeture prévue de douze usines, à la réduction des salaires des cadres et à la division par deux du dividende du groupe.

A la veille de la renégociation des conventions sociales avec le syndicat de l?automobile, l?United Auto Workers (UAW), la principale question pour Rick Wagoner consiste à se demander si l?arrivée de Renault-Nissan serait de nature à faciliter ou, au contraire, à freiner, l?obtention de concessions sur le plan des salaires et des retraites.

Pour sa part, le groupe automobile Renault-Nissan estime que les conditions sont maintenant réunies pour démarrer les ?discussions exploratoires?. Toutefois, l?agence de notation européenne Fitch estime que ?Renault court le risque de voir sa direction distraite par cette possible alliance à un moment où elle doit se concentrer sur ses parts de marché déclinantes et son nouveau plan stratégique récemment annoncé?.

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