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Raddhoa approché pour diriger la police des jeux et la brigade anti-piratage

10 juillet 2006, 00:00

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L?enquête sur les paris à crédit aborde une phase cruciale cette semaine. En effet, tandis que la police des jeux et la brigade anti-piratage s?apprêtent à décrypter les six autres cd-rom saisis chez les bookmakers Farook et Ryad Joomun, les investigations pourraient bien changer de main. Elles pourraient être confiées à l?assistant surintendant de police (ASP) Prem Raddhoa et à ses hommes de la Major Crimes Investigation Team (MCIT).

L?ASP pourrait, en effet, prendre la tête de la police des jeux ? que dirige l?inspecteur Navin Mohesh, ? et de l?Anti-Piracy Unit actuellement sous les ordres de l?inspecteur Hector Tuyau. Le principal concerné, Prem Raddhoa, a déclaré à l?express hier n?avoir ?rien reçu d?officiel. Mais cela a été évoqué avec moi il y a une semaine à un niveau supérieur de la police. Si je retourne à la brigade des jeux et à l?unité anti-piratage, c?est une suite logique car mon équipe et moi avons déjà fourni un très bon travail dans le passé dans cette brigade.?

Dans les couloirs des Casernes centrales, où ce changement est évoqué, les enquêteurs avancent que ce serait en effet l?expérience de Prem Raddhoa et de ses hommes qui serait à l?origine d?un éventuel transfert. Mais il semblerait que les controverses soulevées à plusieurs reprises lors des opérations coups de poing d?Hector Tuyau et de son équipe n?y seraient pas non plus étrangères.

Entre-temps, l?enquête, elle, se poursuit. Raouf Gulbul, l?avocat des Joomun, qui se rendra aux Casernes centrales aujourd?hui pour les besoins de l?enquête, devrait assister à l?ouverture des autres cd-rom. Il devait, d?autre part, maintenir que ses clients ?sont innocents?, tout en précisant à l?express, hier : ?A la lumière de ce que vous avez publié dans l?express vous n?avez pas fait fausse route, vous n?avez pas été irrationnel. Mais vous avez été plus vite que les enquêteurs. Il faut attendre la suite de l?enquête.? Il faisait là référence aux articles mentionnant de hautes personnalités ? dont au moins un ministre ? et des noms de code figurant sur les cd-rom.

Selon des informations disponibles dans les milieux proches de cette affaire, trois cd-rom ne peuvent être décodés. Il était question qu?ils aient été abîmés par un virus, mais selon les dernières informations, tel n?est pas le cas. Les informations auraient été ?compressées? ce qui rend très difficile le décryptage de ces cd-rom.

Pour ce qui est des noms de personnalités politiques, de bookmakers et de hauts cadres du secteur privé figurant sur le premier cd-rom décrypté, ils sont tous codés.

Toutefois, l?heure à laquelle tous ces parieurs ont téléphoné a été enregistrée dans l?ordinateur des Joomun à la seconde près. La vérification éventuelle des numéros de téléphone risque donc de se révéler ?explosive?, estiment les milieux proches des Joomun.

?Zot ki kone, zot ki pe fer l?enket?</B>

En revanche, dans l?entourage de Prem Raddhoa, l?on avance que l?enquête sur les bookmakers Joomun n?a pas été assez loin. Car ils estiment que les ordinateurs du Mauritius Turf Club (MTC) auraient dû être saisis pour voir plus clair dans cette affaire. Quant au surintendant Raddhoa, il déclare qu?il ?faut modifier le Horse Racing Act?.

Par ailleurs, le leader du Mouvement militant mauricien, Paul Bérenger, lors d?un point de presse samedi, devait déclarer : ?Je n?exclus pas un cover-up dans l?affaire de paris illégaux.? Il devait même affirmer détenir les noms de deux ministres.?Nou éna le detail qui mette le deux ministres en cause.?

De son côté, le Premier ministre Navin Ramgoolam s?est élevé contre la presse, déclarant lors d?une fonction officielle à l?Amitié hier : ?Ki fer zot pa donn so nom, zott pa éna kuraz. Zot pé plaigné, mo pou guetté si zot pou plaigné avec sa laloi ki pé vini là.?

Interrogé par l?express sur les derniers développements dans cette enquête, il devait répondre : ?Zot ki koné, zot ki pé fer l?enket.? Il dit trouver inacceptable que ?sur une simple allégation on salit la réputation des gens?.

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