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La police des jeux veille au grain
Depuis le début de la Coupe du monde, la brigade des jeux ne cesse de sillonner l’île pour mettre la main sur les bookmakers illégaux. Selon une source proche des enquêteurs, ces bookmakers, qui sont la plupart des boutiquiers, fonctionnent dans la discrétion totale. Combien de personnes pratiquent ce business ?
« Impossible de répondre à cette question car ils sont partout. Cela prend de l’ampleur, mais nous veillons au grain », nous affirme notre source. Comment opèrent-ils ? « Certains savent qu’ils sont dans l’illégalité et ils travaillent donc avec leur propre clientèle. Ils n’acceptent pas les paris de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas. » Depuis le début de la Coupe du monde, les limiers de l’Adsu, dirigés par le surintendant Padiachy et l’inspecteur Navin Mohesh ont procédé à deux arrestations. La première remonte au 17 juin à la tabagie Menon à Cité-Vallijee. Le propriétaire, Oulaganaden Vytilingum, a été arrêté et relâché sur parole. Il a comparu en cour de Port Louis le lundi suivant sous une accusation de « setting bets in the public place ». Il a été relâché sous caution. Les pièces à conviction retrouvées chez lui ont été saisies. Interrogé jeudi, Vytilingum nous a déclaré que son arrestation était illégale : « Pena okenn la loi dan Maurice ki anpess sa business la. » La deuxième perquisition a eu lieu le même jour dans un resto-bar à la route St-Jean. Le propriétaire, Veekung Howpoo, a été arrêté et relâché sur parole. Lors de cette descente des lieux, deux jeunes de 19 et 20 ans ont été pris dans les filets de l’Adsu. Ils répondent tous deux d’une charge de « frequenting a public place for the purpose of betting » sous les articles 58 et 65 du Gaming Act. Mais il semblerait que les bookmakers récidivent avec plus de vigilance.
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