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«Il faudrait un ciblage bien dirigé»
«Depuis quelque temps déjà, le ministre des Finances préparait la population à un budget qui mettrait Maurice sur une nouvelle voie après sa longue exposition à une ère de tarifs préférentiels. Des concepts tels que l’ouverture, la libéralisation et des profondes réformes ont été véhiculés comme la philosophie maîtresse du premier budget du gouvernement de l’Alliance sociale.
Dès le départ, Rama Sithanen met l’accent sur les problèmes économiques et sociaux profonds entraînés par un niveau de chômage élevé, en particulier auprès de la main d’œuvre féminine. La nécessité de promouvoir la croissance, la richesse et la création d’emplois pour assurer une distribution plus équitable parmi les citoyens est une mesure clé qui pourrait moderniser notre modèle économique actuel et le rendre plus juste socialement.
Le budget fait état de l’institution d’un Economic Empowerment Programme détaillé et novateur. Une proposition séduisante censée dynamiser les secteurs n’ayant pas bénéficié d’assez d’attention jusqu’ici. Le ministre souligne de façon systématique les différents plans de financement, de formation et de recyclage qui seront le porte-drapeau de ce programme. Cependant, de telles propositions inspirantes figurent régulièrement dans les budgets nationaux. Le réel défi est d’assurer leur réalisation effective.
Le ciblage des subsides était dans une certaine mesure attendu et je crois qu’il marque le début d’une réforme nécessaire de notre actuel Etat providence. Cependant, il faudrait que ce ciblage soit bien dirigé pour que ceux vraiment dans le besoin puissent bénéficier de toutes les mesures de soutien qui leur permettront d’être économiquement et socialement indépendants à moyen et long termes.
Le ministre a fait état de ce qui est évident et a prescrit une série de mesures pour relever les défis pressants pour notre pays, exposé à une économie mondiale libéralisée. La nation attend maintenant des résultats. Autrement, le budget 2006-2007 subira le même sort que ses prédécesseurs, c’est-à-dire qu’il sera fort en rhétorique mais faible en actions».
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