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La DWC et son manque de productivité...

5 juin 2006, 20:00

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En finir avec les ?trous sans fonds? que sont devenus certains organismes parapublics. La Development Works Corporation (DWC) est la première victime de la détermination du Premier ministre, Navin Ramgoolam. Lors de sa conférence de presse samedi, il avait annoncé le démantèlement de cet organisme qui ne répond pas aux besoins du gouvernement en matière de travaux publics.

Selon le Premier ministre, l?organisme a laissé une ardoise de Rs 502 millions. Et pour le maintenir à flot, le gouvernement doit y injecter Rs 100 millions annuellement.

Après l?annonce du démantèlement par le Premier ministre, les syndicats au sein de l?organisme n?ont pas tardé à réagir. ?Nous avons l?impression que ce sont les travailleurs qui sont les responsables de la situation de la DWC alors que ce n?est pas vrai?, souligne Deepak Benydin, négociateur de la Federation of parastatal bodies and other unions. Il estime que Navin Ramgoolam doit revoir ses chiffres. Car, dit-il, depuis quatre années consécutives, la DWC n?a pas reçu de subsides de l?Etat.

?Nous allons tenir une assemblée générale mercredi à 13 h 30. Nous invitons aussi bien le Premier ministre que le ministre de tutelle à venir y assister?, fait-il ressortir. Deepak Benydin souhaite qu?une plate-forme syndicale soit constituée au sein de la DWC pour contrer la décision du gouvernement.

<B>?Tout se fait dans la transparence?

?La DWC ne fait que payer le prix de sa mauvaise gestion?, lâche un ancien membre de cet organisme.

Nommé en 2001 en tant que quantity surveyor, Vikram Jeetah ? qui a démissionné en 2002 ? voulait moderniser l?organisme et y apporter des pratiques de bonne gouvernance. Choses inexistantes depuis la création de la DWC. Mais il dit s?être heurté à de nombreux obstacles au niveau interne. ?Dans certains cas, les offres étaient déposées bien après le délai fixé. Ce qui est quelque chose d?inacceptable?, raconte-t-il.

Des proches de la direction ancienne et actuelle récusent ces allégations. ?C?est trop facile de venir jeter le blâme sur la DWC?, souligne un membre de la direction.

Une des pratiques de la DWC est la sous-traitance de certains travaux. Et souvent, l?organisme ne pouvant répondre à l?appel, il confiait les travaux à une autre compagnie privée. ?En me rendant sur les chantiers, j?étais surpris de constater qu?il y avait des employés de la DWC qui y travaillaient?, confie Vikram Jeetah.

?Il faut savoir que tout se fait dans la transparence et que l?organisme a contribué au développement du pays?, rétorque pour sa part le membre de la direction.

Autre point : la formation. Selon l?ancien membre de l?organisme, plusieurs cadres au sein de l?organisme qui occupaient de fonctions de hautes responsabilités n?avaient pas les compétences nécessaires. ?Je me souviens de quelqu?un qui était incapable d?envoyer un e-mail.?

Quoiqu?il en soit, les priorités de la DWC ne sont maintenant plus les mêmes que celle de sa création en 1971. Le taux de chômage était alors très élevé et elle avait pour but d?absorber les gens n?ayant pas de travail. Sa fonction : construire des écoles primaires tout en recevant des subsides du gouvernement.

Aujourd?hui, elle sous-traite la majorité de ses travaux, incapable de les effectuer elle-même faute de moyens et de compétences. Si bien qu?elle engloutit l?argent de l?Etat...

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