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Sowparnika ou le retour d?une expulsée

28 mai 2006, 00:00

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C?est un happy ending pour Sowparnika Agileswaran. Cette adolescente de 14 ans est censée rentrer au pays ce matin, deux ans après avoir été expulsée par les autorités. Son crime : être née à Maurice de parents sri lankais.

Le 8 mars 2004, ses parents, son frère aîné et elle-même ont dû plier bagage pour retourner dans un pays déchiré par la guerre civile. Les services de l?Immigration ont été intransigeants : Sowparnika a dû rentrer alors qu?elle est une fille du sol et qu?elle poursuivait sa scolarité au collège de Lorette de Mahébourg.

La raison avancée était que le contrat de travail de son père, un prêtre tamoul, arrivé à expiration, n?avait pas été renouvelé. Pourtant ce dernier, Nadarajan Lyer Sharma Agileswaran, 43 ans, devait officier au temple de Beau-Vallon, à Mahébourg, qui était alors en construction.

Cela a été très dur pour sa famille de retourner au Sri Lanka, après quatorze ans passés sous nos cieux. Durant ces deux ans à Jaffna, dans le Nord du pays, la petite Sowparnika n?a pas pu intégrer un collège, vu qu?elle ne parle que le créole.

Le fils aîné, Durbakarshan n?a pu, quant à lui participer aux examens du School Certificate (SC) qu?il préparait à l?Imperial College, à Curepipe.

Ces deux dernières années, le père de Sowparnika a multiplié les démarches pour rentrer, en attendant que son contrat soit renouvelé avec la mise en service du temple de Beau-Vallon. L?intervention de l?ancien Premier ministre, Paul Bérenger, avait même été sollicitée, mais en vain.

De son côté, Sowparnika n?a eu de cesse de réclamer son retour dans son île natale, car elle est née à Maurice le 19 octobre 1992. Ce n?est que depuis peu que les autorités ont été sensibles à sa demande et lui ont permis de rentrer. Par ailleurs, le contrat de son père a été renouvelé, permettant à ce dernier et à sa fille de faire le voyage du retour.

Cependant, il y a une ombre au tableau. Sowparnika ne possède pas de passeport et doit voyager avec son père qui, lui, détient un passeport sri lankais. Les autorités de ce pays font des difficultés à la famille pour lui délivrer un visa de sortie, car elle est considérée comme une étrangère?

C?est ce que confirme son oncle, qui est prêtre au temple Kaylasson, à Port-Louis. Si elle ne met pas pied à terre aujourd?hui, elle devra retrouver son collège et une famille d?accueil d?ici quelques jours.

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