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Voitures antiques : les joyaux de la mécanique
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Voitures antiques : les joyaux de la mécanique
● Mootaloo Camiah, l?appel de la mécanique
Son garage regorge de boulons, de vis, de fragments de carrosserie peints en jaune et bleu. Ils lui sont indispensables pour monter sa voiture, une Austin A40 de 1954, initialement aux coloris gris-noir. Exerçant dans la mécanique depuis l?âge de treize ans, Mootaloo Camiah a réparé de nombreuses voitures ancien-nes ! C?est ainsi qu?il a passé des heures à les restaurer et a développé une passion pour elles.
C?est en 1971 qu?il achète sa Austin pour la modique somme de? Rs 800 : « Dans la famille, j?étais le premier de la génération à acheter une voiture. Mes proches l?empruntaient pour faire des sorties. Je me rappelle d?une fois où un oncle revenait de France. Il était sorti avec des membres de la famille. Moi je travaillais à l?époque sur un bateau ? le HMS. En route, ils sont tombés en panne et ont dû pousser la voiture dans des champs et y ont passé la nuit. Le lendemain, ils m?ont appelé pour venir la réparer et les ramener. C?est toujours un souvenir dont je me remémore. » En 1974, l?Austin a aussi fait office de carrosse pour son mariage avec Manika, son épouse. Mootaloo Camiah s?active actuellement à la restauration de sa voiture pour le rallye. Et il y passe plusieurs heures afin qu?elle luise et soit parfaite pour être de la course !
● Norbert Gellé, le rêve concrétisé
Les photos immortalisant les voitures antiques l?ont toujours fasciné ! Elles ont fait naître en lui une passion. Un rêve aussi, celui d?en avoir une. D?abord, Norbert Gellé songe à une deux chevaux. Son grand-père possédait une Singer. Il rêvait de pouvoir l?acheter, mais cela n?a pas été possible. Il fixe alors son choix sur une Fiat 500, datant de 1959, modèle se rapprochant de la deux chevaux. Quelques années plus tard, il craque pour une MG verte. Celle-ci appartenait à une habitante de sa localité. « Voir cette voiture sur la route était un ravissement. J?ai finalement décidé de l?acheter », affirme-t-il.
Toutefois, faute de place pour garer la Fiat, il doit s?en séparer. Et avec la nouvelle acquisition, il hume les effluves du passé : « La première chose que je fais en ouvrant la porte d?une vieille voiture, c?est de sentir cette odeur de cuir. Cela me permet de revivre un peu l?époque et de faire un petit bond dans le passé. » Et dans le présent, c?est avec son fils, Brice, quatre ans, qu?il fait une petite sortie le week-end pour aller acheter du pain. « Je roule de 6 à 9 heures pour éviter le trafic mais aussi par précaution. Car en moyenne, on ne peut faire que 300 km par an. »
Le coût de l?entretien est salé ! « Il faut investir dans la restauration pour préserver la voiture. Cela coûte aussi pour l?entretien. Il est dommage que les grosses cylindrées soient sujettes à un taux de taxe similaire aux Berlines de Rs 3 à 5 millions. Les assureurs se font de plus en plus rares pour les voitures antiques. Par contre à l?étranger, il y a une assurance spéciale et elles sont exemptées de la taxe », ajoute-t-il.
● Robert Gordon-Gentil, la passion en héritage
La vue est époustouflante? comme dans un rêve, sorti tout droit des années 50. Premier cliché. Celui d?une petite allée rocailleuse qu?on longe pour atterrir dans un beau jardin. Celui-ci se jette au pied d?une table d?hôte répondant au nom de Tante Atalie. À sa devanture, trônent cinq merveilles de la mécanique. Pas d?orange qui vaille ! Mais du blanc habillant une Wolseley, du gris-vert sur une Singer-Gazelle, du rouge sur une MG? Il y en a onze au total, datant des années 50 à 70.
Robert Gordon-Gentil, un des responsables du restaurant, est un collectionneur passionné ! Son enfance a d?ailleurs vrombi au son de la Wolseley, la première voiture de son père, Antoine, immatriculée C 847. Symbolique et renfermant tant de souvenirs. « Mes frères et moi, avons appris à conduire dans cette voiture. L?envie de les collectionner est venue naturellement. J?en ai reçu certaines de gens qui voulaient s?en débarrasser », raconte Robert Gordon-Gentil.
Passionné qu?il est, il entreprend la restauration d?un camion antique ? un Bedford, et d?une Citroën. « Il faut prendre des précautions pour préserver les véhicules anciens. Cela fait partie de notre patrimoine. Et en même temps, cela demande des investissements car les pièces d?origines sont rares », déclare-t-il. Selon lui, cela peut coûter jusqu?à Rs 300 000 ! Participant au rallye, il envisage cet événement comme une grande fête. Une activité où le passé renaîtra de ses cendres !
LE « VINTAGE RALLYE »
Fous du volant et des voitures antiques, vous voilà servis ! Le ministère du Tourisme vient tout juste de lancer le Vintage Rallye, prévu pour le 18 juin. Pour y participer, vous devez présenter une voiture antique des années 50, 60 à 71. La conservation du véhicule comparée à son état d?origine, sera évaluée par des commissaires de la NTA. Une présélection aura lieu pour choisir une quarantaine de modèles. Ensuite, une course se tiendra le jour du rallye. Le circuit commencera à Quatre-Bornes, passera par Rose-Hill, Beau-Bassin, Port-Louis, et se terminera à Mont-Choisy. Plusieurs prix seront décernés aux gagnants mais aussi à tous ceux qui termineront la course.
Si vous souhaitez y participer, vous disposez des deux prochaines semaines pour vous enregistrer. La date limite, initialement fixée au 19 mai, a été étendue pour permettre à d?autres participants de s?inscrire. Pour plus de renseignements, contactez la Leisure Unit du ministère sur le 211.79.30.
LA RESTAURATION DES VOITURES D?ANTAN
Réparer, changer les pièces, la couleur : ce n?est pas évident quand il faut effectuer tous ces exercices sur une voiture antique. Le travail est délicat, minutieux ! Chez Speedy Centre, une unité spéciale s?occupe de cette tâche. « Il faut d?abord faire une évaluation de l?état du véhicule, de la carrosserie, entre autres. Le métal n?est pas le même et avec le temps, cela peut pourrir. En fonction de cela, on établit les changements à faire pour la restauration », soutient Jean-Pierre Lam, directeur du garage à Baie-du-Tombeau.
Par la suite, les pièces fabriquées main sont commandées pour que l?équipe de quatre spécialistes puisse chapeauter la restauration. Des produits conformes aux normes européennes sont utilisés et les voitures sont peintes en cabine. Certes, un déploiement de méthodes précises pour préserver ces belles conteuses de notre patrimoine. Pour plus de renseignements, contactez :
Speedy Centre 348, route Cocoterie, Port-Louis, Tél. : 217.19.19/20.
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