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D’une Dream Team à l’autre
De tout temps, le Barça exerce une fascination sans borne sur l’imaginaire des amateurs de football. Bien que nettement dominé par le Real Madrid en termes de palmarès, Barcelone symbolise la beauté du jeu. Le fameux “Joga Bonito” vanté par Cantona et le Brésil pour Nike en ce moment.
Depuis deux ans, le Barça écrase tout sur son passage et inonde la Liga de son football champagne. À chaque nouvelle représentation, les artistes catalans n’offrent que du bonheur à leurs supporters en gagnant souvent avec la manière.
Que l’on soit au Camp Nou ou confortablement installé dans notre petit canapé, ici à Maurice, on sait que Ronaldinho va assurer, qu’il sera toujours là pour apporter la petite étincelle, une action sublime, un but magnifique, ou juste un geste technique ou une passe aveugle dont lui seul a le secret.
Il est vrai qu’il est grandement aidé par ses brillants coéquipiers. Des petits gabarits toniques, remontés comme des piles électriques, arpentant les moindres recoins du terrain sans relâche.
Le Brésilien peut compter sur un milieu de terrain dense ou brillent Deco, Messi, Xavi, Iniesta ou Giuly, de quoi donner le tournis à n’importe quelle défense, fusse-t-elle aussi hargneuse que celle de Chelsea, disciplinée comme celle du Benfica ou organisée comme celle du Milan AC.
Avec le tandem en or Ronaldinho-Eto’o, tous les coffres forts ont sauté jusqu’à ce jour, cette saison en C1. L’efficacité du buteur camerounais est impressionnante (25 buts).
Ronnie a marqué quant à lui 17 buts et distillé pléthore de passes décisives pour ses camarades, ce qui fait de lui le meneur de jeu le plus prolifique de l’histoire du Barça. Il a fait mieux que ses illustres prédécesseurs : Mickael Laudrup (14 buts), Bernd Schuster (11), Maradona (11) et Johan Cruyff (16).
Vous l’avez compris, ce Barça-là n’est vraiment pas comme les autres. Il est magique mais affiche aussi un mental de gagneur avec son teigneux capitane Carles Puyol. Mais tous les joueurs s’accordent sur une chose : un deuxième titre c’est bien mais il manque quelque chose de plus grandiose encore pour leur bonheur. La Ligue des champions.
Une seule équipe du Barça l’a remportée. Celle de 1992, contre la Sampdoria de Gênes, à Wembley (1-0). C’était la Dream Team de Stoitchkov, Salinas et Koeman.
Cette équipe de feu qui prendra plus tard le fantasque Romario avant de s’éteindre un soir de finale, en 1994, à Athènes (face à Milan 0-4) après avoir conquis six Liga consécutives sous la férule du plus idéaliste des entraîneurs modernes, Johan Cruyff.
Les socios n’ont qu’un rêve aujourd’hui, que leurs doubles champions d’Espagne (2005 et 2006) se transforment en Dream Team à leur tour. Le grand Barça est de retour et toute la Catalogne attend son adoubement continental.
Gagner en jouant bien au football est un luxe en football par les temps qui courent, mais Franck Rijkaard est en passe d’y arriver, comme Cruyff hier. Dernier obstacle sur le chemin des Blaugranas, l’Arsenal de Wenger.
Une équipe elle aussi invaincue cette saison et qui a les moyens de donner une forte réplique aux ambitions du Barça. La fête n’en sera que plus belle. Le combat que plus beau. La chance et les caprices du ballon rond se chargeront du reste…
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