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Sithanen favorable aux cabinets d’avocats étrangers

17 mai 2006, 00:00

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Les résistances à l’ouverture doivent être maîtrisées. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, se dit en faveur de la venue des firmes de légistes étrangers à Maurice. Un tel développement favorisera le développement de nouveaux services dans l’offshore.

Hier, le grand argentier recevait l’Association of Offshore Management Companies (AOMC) dans le cadre des consultations pré budgétaires.

La demande pour l’ouverture de l’industrie des services légaux aux cabinets internationaux figure en bonne place dans la liste des requêtes des opérateurs du global business.

“Il nous faut ouvrir le marché afin d’attirer de nouveaux business. L’ouverture est essentielle surtout dans des secteurs qui ont le potentiel de créer des emplois à haute valeur ajoutée”, souligne le ministre.

Des craintes sont exprimées par des légistes mauriciens face à une éventuelle concurrence directe des professionnels étrangers. Ces appréhensions ne sont pas justifiées, disent les opérateurs du global business.

“Les cabinets étrangers ne vont pas rivaliser avec les avocats locaux. Ils vont offrir des services aux clients étrangers principalement”, affirme Nassir Ramtoola, le président de l’AOMC.

Les firmes d’avocats offshore apporteront de nouvelles expertises mais aussi de nouveaux business dans la juridiction mauricienne. “Les clients étrangers préfèrent travailler avec des firmes légales qui ont des réseaux internationaux”, explique John Harper, un autre dirigeant de l’AOMC.

Les prestataires offshore sont d’avis que les cabinets étrangers pourront travailler en partenariat avec des études locales et vont certainement recruter des professionnels locaux pour leurs opérations.

Milan Meetarbhan, le chief executive de la Financial Services Commission, qui participait à la réunion, a, lui, expliqué les nombreuses initiatives prises pour élargir le champ d’activités des opérateurs du global business. Les offshore management companies pourront bientôt gérer des fonds d’investissement qui sont domiciliés en dehors de Maurice.

“Cela nous permettrait de générer de nouveaux types de business qui ne dépendent pas exclusivement des traités de taxation. Nous voulons élargir la gamme des services que le secteur offshore peut offrir”, déclare Milan Meetarbhan.

Les opérateurs ont aussi plaidé en faveur d’un cadre régulateur qui tient compte de la compétitivité de Maurice par rapport aux autres juridictions offshore. Ils ont mis l’accent sur le potentiel de croissance des activités telles que l’administration des trusts, la gestion du patrimoine et le private banking, entre autres. “Il faut un level playing field pour que nous puissions rester compétitifs”, insiste Nassir Ramtoola.

CONSULTATIONS

<B>Sithanen face aux jeunes </B>

■ Les jeunes n’ont pas été oubliés dans les consultations pré-budgétaires. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a rencontré, hier, à son ministère les différentes organisations de jeunes.

D’emblée il a voulu rappeler la situation économique difficile que traverse le pays. Difficile donc dans ce contexte de plaire à tout le monde.

Son inquiétude demeure le chômage des jeunes qui représente près de 25 %. La raison de ce fort pourcentage est simple. L’économie ne crée pas suffisamment de richesses pour absorber les jeunes. Ainsi pour résoudre le problème du chômage, il faudrait une croissance qui tourne autour de 7 % à 8 %.

Mais il faut aussi des jeunes compétents d’où l’accent mis par le gouvernement sur l’éducation et la formation. “Le problème qui se pose très souvent, c’est qu’il existe un décalage entre la formation suivie et les jobs offerts par l’employeur”, souligne Rama Sithanen.

Les jeunes ont fait plusieurs propositions au ministre des Finances, notamment la mise en place d’un Salon de l’Emploi qui guiderait les jeunes dans leurs efforts pour trouver un job plus facilement. L’accès aux finances pour se lancer dans l’entrepreneuriat est parmi les points évoqués.

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