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Des virtuoses de la « grosse cateau verte »

14 mai 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Allez, au rancart les drames quotidiens, la compensation salariale, les luttes politiques. On arrête un instant de retourner le couteau dans la plaie de la société. On laisse tout, pour s?envoler une heure sur les ailes de la grosse cateau verte. Pas une once de remords. Ceux qui ont répondu à l?invitation de la compagnie aérienne Catovair ont eu droit à une véritable bouffée d?air, le 11 mai, dans le boardroom d?IBL au Caudan Waterfront : des dessins et des dessins inondés d?un vert vif.

En février dernier, Catovair avait lancé auprès de toutes les écoles de Maurice, de Rodrigues et d?Agalega, un concours de dessin. Il était destiné aux enfants de moins de quatorze ans. Ces derniers devaient représenter le perroquet endémique de notre île, qui est en voie de disparition. Le but était de mieux faire connaître cet oiseau unique au monde. Et l?engouement pour ce concours a été au-delà des espérances. Plus de 1 800 jeunes ont participé, et tous rivalisant d?idées dans leur représentation de la grosse cateau verte.

Ils devaient en plus donner des noms à leur oiseau, ce qui a rendu ce concours encore plus particulier. « En leur proposant, en plus, de trouver un nom pour un oisillon, nous souhaitions créer un souvenir inoubliable pour ces enfants? Quelque part au milieu de la forêt, trois oiseaux porteront des noms trouvés par des petits mauriciens, qui les auront imaginés avant de les dessiner », explique Guy Le Sann, Managing Director de Catovair.

La remise des prix a eu lieu le 11 mai. Trois dessins sont sortis du lot. Ceux de Sandesh Saddul, Tania Naigum et Emilie Wong Chong. Ils ont chacun remporté un assortiment de matériel scolaire de la marque Bic, des livres de la Mauritian Wildlife Foundation et chaque enfant pourra visiter l?île-aux-Aigrettes en compagnie de ses parents. Ils nous ont séduits par leur mine innocente et leurs ?uvres d?art qui cachent un formidable sentiment de liberté et de communion avec la nature.

■ Sandesh Saddul du lycée Labourdonnais, n?a que six ans et a déjà la fibre créatrice. C?est un petit garçon très spontané. « C?est ma mère qui m?a dit qu?il y avait ce concours dans le journal. Je trouve l?oiseau un petit peu beau », confie Sandesh. Ses parents sont évidemment très fiers de lui. Pour eux, les activités extra-scolaires sont tout aussi importantes que l?académique. Sandesh a surnommé son oiseau « Bokato ».

■ Elle, c?est Tania Naigum, primée dans la catégorie des 8-10 ans. Cette écolière de l?école de lorette de Curepipe a appelé son oiseau « Zoliver ». Elle a connu l?oiseau à travers ses classes de géographie. Tania aime le dessin et surtout le style BD. Elle a tenu à participer à ce concours parce qu?elle aime les animaux. « Il faut les respecter », lâche-t-elle. Pour ses parents, Tania est une artiste. « On a remarqué qu?elle était douée. En ce moment, elle dessine les quatorze stations du Christ. Je ne sais pas d?où elle sort ses idées », nous dit sa mère toute fière de sa petite artiste.

■ Emilie Wong Chong peut déjà être classée parmi les artistes confirmés. Sa « lolita » fond dans l?environnement tout naturellement. Pour arriver à ce travail, elle a fait beaucoup de recherches. Elle a cherché la couleur du plumage dans un livre, celle des serres dans un autre. C?est dans l?atelier de peinture de Gilberte Natchoo, qu?elle s?exerce le samedi. Elle y apprend différentes techniques de peintures. « Le style que je préfère, c?est celui qui je viens tout juste de découvrir. On appelle ça distorted painting. » Retenez son nom, elle fera sûrement partie des grands artistes si elle persévère. Elle a primé dans la catégorie des 11-15 ans.

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