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Les combats font toujours rage à Mogadiscio
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Les combats font toujours rage à Mogadiscio
Des combats à l?arme lourde se poursuivaient hier matin à Mogadiscio pour la sixième journée consécutive d?affrontements meurtriers entre combattants de chefs de guerre soutenus par les États-Unis et forces des tribunaux islamiques, selon des témoins.
Ces derniers affrontements ont fait au moins deux blessés, dont un enfant, selon les mêmes sources.
Depuis dimanche, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le nombre des tués s?élève à environ 80. Un bilan établi jeudi soir à partir de témoignages et de sources médicales faisait état d?au moins 78 morts, dont des civils, et plus de 200 blessés.
Un enfant de six ans blessé
«Des combats violents ont déjà éclaté et deux personnes, dont un enfant de six ans, ont été blessés», a déclaré un chef coutumier, Mohammed Iman, qui participe aux tractations pour arracher un cessez-le-feu aux belligérants.
En outre, dans les quartiers de Sisi, dans le nord de la capitale somalienne, et de Huriwa, dans le centre, les combattants des deux factions se rassemblaient hier matin en vue de préparer de nouvelles attaques dans le district de Waharaade, selon des témoins.
Les combats opposent les milices des tribunaux islamiques de la capitale somalienne à celle de l?Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), coalition de chefs de guerre soutenue par les États-Unis.
Sur le plan stratégique, les fondamentalistes des cours islamiques ont gagné du terrain au cours de ces affrontements, affirme un rapport d?un groupe d?experts des Nations unies publié mercredi soir à New York. Ils contrôlent désormais «environ 80 %» de Mogadiscio, ville livrée au chaos depuis le début de la guerre civile en Somalie en 1991, selon ce rapport.
Al qaïda et ben laden
Soupçonnés par les services de renseignement occidentaux d?abriter des agents du réseau Al Qaïda d?Oussama ben Laden, ils ont réussi à s?implanter dans des quartiers précédemment contrôlés par leurs adversaires, qui sont «sérieusement amoindris», selon le groupe d?experts de l?Onu.
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