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Boro a explosé en plein vol !

12 mai 2006, 00:00

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4-0. Le score est lourd. Sévère même. Mais on ne peut plus logique. Middlesbrough, 14e du championnat anglais, a mesuré le gouffre qui le sépare du FC Séville, cinquième de la Liga, mercredi en finale de la Coupe de l’UEFA.

Certes, le parcours de Boro incitait à plus d’optimisme et le potentiel de l’équipe a bercé d’illusions bon nombre d’observateurs, mais force est de constater que la force collective n’est pas la même. Et si Séville est peu médiatisé, ce n’est pas le Steaua Bucarest ou le FC Bâle…

Tactiquement et techniquement, les Sévillans ont dominé les Anglais. Même physiquement, Boro n’a pas pu inquiéter son adversaire. En somme, le fighting spirit anglais n’est resté qu’un vain mot 90 minutes durant. Dès lors, il n’y avait plus photo…

Le style de passe courte rapide des Espagnols a complètement perturbé le jeu britannique et Steve McClaren n’a jamais pu trouver la parade. Son équipe paraissait résignée après l’ouverture du score de Luis Fabiano, l’excellent Brésilien (un de plus en cette année de Coupe du monde définitivement placée sous le signe auriverde !).

Le FC Séville a ensuite géré la partie au retour des vestiaires, subissant la révolte anglaise après l’entrée en jeu du joker Massimo Maccarone, pour mieux faire apprécier sa science des contres attaques éclairs dans le dernier quart d’heure.

Très mal récompensé de ses efforts, Middlesbrough finissait par exploser en plein vol. Encaissant trois buts coup sur coup aux 79e, 84e et 88e, après un doublé de l’Italien Enzo Maresca et une réalisation de l’ancien attaquant des Spurs Frederic Kanoute.

Au final, le score semble lourd mais Séville confirme son parcours sans faute ou sa défense sans faille l’a mené logiquement vers une quête méritée alors que Boro n’avait brillé que par à coups, ressuscitant à chaque tour (en quart puis en demi-finale) à la force de ses exploits inouïs au Riverside Stadium. Qui sait, même après la claque de mercredi contre Séville, Boro aurait peut-être encore eu la force de se battre s’il y avait eu un match retour…

L’Espagne remporte haut la main la première manche de son duel avec l’Angleterre, à Arsenal de venger cet affront mercredi prochain face au FC Barcelone, lui qui a déjà terrassé deux ogres de la Liga cette saison : le Real Madrid et Villareal. Croisons les doigts pour les Gunners désormais…

Pour Boro, l’histoire est belle et bien terminée. Le retour sur terre s’annonce chaud, son manager émigrant vers la sélection. Le règne de Steve McClaren s’achève de la façon la plus brutale possible après cinq années à la tête du club. Le destin est parfois cruel en football. Comme dans la vie.

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