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La date des élections présidentielles fixée
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La date des élections présidentielles fixée
L?élection se fera vraisemblablement avec l?actuel code électoral, en dépit des réclamations de changement ici et là.
Le voile est levé. Le gouvernement vient de trancher sur la date des élections présidentielles. Il ne reste plus que son officialisation. Mais le rendez-vous est déjà donné pour les candidats, officiels ou potentiels pour la consultation populaire anticipée.
Dans sa lettre du 6 mai 2006, le chef du gouvernement a demandé l?avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) sur la date des élections présidentielles, prévues pour le 3 décembre 2006.
Il ne reste donc plus à l?exécutif que l?officialisation de la convocation des électeurs. Et ce, d?autant plus que le dernier obstacle, l?avis de la HCC, est déjà levé. La juridiction constitutionnelle a jugé hier que la date envisagée ?n?entre pas en contradiction avec les dispositions constitutionnelles?.
Jusqu?ici, le gouvernement s?est contenté de prévoir la date des présidentielles vers la fin de cette année ou le début de l?année 2007, selon les responsables de l?exécutif. Avec la tenue du scrutin le 3 décembre, le gouvernement a ainsi choisi d?anticiper les élections.
La date est en avance de 20 jours, si l?on tient compte de la Constitution et de la date de l?élection ?qui devrait se situer entre le 22 décembre 2006 et le 22 janvier 2007?. Elle l?est également par rapport à la date d?investiture du chef de l?état, que ce dernier avance même pour le 6 mai 2002.
Dans son explication, le gouvernement évoque le motif climatique pour justifier la demande d?anticipation de la date. L?exécutif met en avant la ?période de pluie risquant ainsi d?handicaper fortement le déroulement des opérations électorales?. Ceci, afin de ?permettre de limiter les risques inhérents aux aléas climatiques?.
Ramandimbilahatra, le conseiller du président de la République, n?a cessé de clamer la tenue des présidentielles ?pendant la période sèche?. En tout cas, l?exécutif a suivi le v?u du parti de l?ancien porte-paroledu chef de l?état.
<B>Un cocktail explosif </B>
L?option politique du gouvernement est donc arrêtée, contre vents et marées. Avec le choix de la date, entérinée par la HCC, le gouvernement veut ainsi éviter une fois pour toutes l?épineuse question de l?investiture du 22 février 2002 et ses conséquences incalculables. D?ailleurs, Manandafy Rakotonirina a déjà ?conseillé? au président Ravalomanana une telle solution, plusieurs mois auparavant.
La décision peut s?expliquer également par le souhait d?un nouveau mandat, et pour faire taire les critiques et les contestations politiques ici et là. Cette condition permet au pouvoir d?avoir une marge de man?uvre beaucoup plus élargie pour se concentrer dans la réalisation de son programme renouvelé qu?est le Madagascar Action Plan.
Mais la résolution n?est pas sans revers. Elle va faire monter d?un cran la tension politique déjà en net accroissement, ces derniers jours, à cause de l?affaire Lahiniriko. Le contournement de ?l?auto-investiture? et la tenue des élections dans sept mois assureront un cocktail explosif dangereux.
Par l?intermédiaire de José Rakotomavo, la troïka de l?opposition rappelle à nouveau aux autorités la nécessité d?une ?transition?.
<B>A. Iloniaina </B> l?express de Madagascar
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