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Le Waterpark cède la place aux dauphins

11 mai 2006, 00:00

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Adieu les cascades du Waterpark de Belle-Mare... Le centre de loisirs, sis à Belle-Mare, serait rasé pour laisser la place à un imposant delphinarium et un hôtel. Le principal promoteur est le Sugar Investment Trust (SIT), à travers sa filiale de SIT Leisure Limited. Le projet sera exécuté en partenariat avec des firmes sud-africaines, spécialistes dans ce type de divertissements et dans l?hôtellerie.

Une nouvelle entité, Coral Cove (Mauritius) Limited est en passe d?être enregistrée auprès du Registrar of Companies. Le SIT sera actionnaire à hauteur de 65 % alors que ses associés sud-africains sont Three Cities Group (hôtels) et uShaka Marine World (delphinarium). ?L?idéal serait que Coral Cove se transforme en une marque de référence dans l?hôtellerie au même titre que Sun Resorts?, commente un membre influent du SIT.

Le président du conseil d?administration du SIT, Ritesh Samputh, s?est d?ailleurs rendu en Afrique du Sud à la mi-avril pour constater de visu les activités de ses futurs partenaires. Tout en rappelant que le projet a été initié par l?ancienne direction, le président affirme que le Board fait le nécessaire ?pour s?assurer que le projet est viable?. Le conseil d?administration du SIT sera mis au courant des développements à la réunion du 25 mai.

Le montage financier du projet est en cours. Le consultant nommé par le SIT planche aussi sur sa viabilité à long terme et le marketing. En effet, la nouvelle direction du SIT ne veut nullement revivre le triste épisode vécu par le Waterpark qui n?a jamais pu décoller en terme de visiteurs et qui a été souvent montré du doigt pour la qualité et l?hygiène des lieux.

<B> Problème de terres</B>

Le trust s?est associé aux meilleurs spécialistes de la région. À commencer par la firme uShaka Marine World pour la mise en place du delphinarium. Cette firme gère le plus grand parc marin d?Afrique du Sud, sis à Durban, étalé sur 15 hectares. L?impression qui se dégage est celle d?une ville autonome où se mélangent les eaux douce et salée, dotée d?un aquarium sous terre, d?un village aux centaines de boutiques, de stades où dauphins et phoques s?en donnent à c?ur joie aux jeux et d?un Waterpark sans oublier la reconstitution d?un cargo naufragé des années 1920.

Quant au groupe Three Cities, dont les services seront requis pour l?hôtel, il se présente comme un leader dans la gestion, le marketing et la formation dans l?hôtellerie de l?Afrique australe. Actuellement, le groupe gère une quarantaine de propriétés composées d?hôtels de quatre et cinq étoiles et de pavillons de chasse situés en Afrique-du-Sud, au Zimbabwe et au Botswana. Le groupe joue un important rôle dans l?industrie de la formation à Cape Town, Durban et Johannesburg.

Avant la concrétisation du double projet, les promoteurs sont appelés à résoudre l?épineux problème de terres. En sus de la superficie disponible après la disparition du Waterpark, ils devront acquérir des terres additionnelles aux alentours. Le hic, c?est que les lopins de cette région de Belle-Mare ont été alloués à des organisations socioculturelles de même qu?à un ministère et un organisme parapublic de l?industrie sucrière.

Qu?adviendra-t-il du Waterpark ? La rumeur veut que les aménités soient réaménagées sur un site à l?entrée de la capitale. Le partenaire le plus cité dans ce projet est la State Investment Corporation. Mais des voix s?élèvent contre le coût jugé exorbitant du transfert car cela affectera davantage les finances du SIT Leisure, déjà fragilisées par les dettes pour la construction du Waterpark à Belle-Mare.

?Le mieux serait d?intégrer ces aménités dans le nouveau paysage que le SIT compte dessiner en ces lieux?, propose un représentant des planteurs. Mais la direction du SIT récuse ces faits en soulignant que rien n?a été défini jusqu?ici.

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