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Les finances du CEB sombrent dans l?état d?urgence

11 mai 2006, 00:00

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La situation financière du Central Electricity Board (CEB) prend la mauvaise pente malgré les mesures prises pour essayer de remédier à la situation. Parallèlement, l?organisme doit assurer la demande d?électricité qui continue à augmenter aux heures de pointe.

Le CEB aura recours à une levée de fonds, chiffrée à Rs 700 millions, à travers des souscriptions de bons pour rembourser ses emprunts. Cet exercice sera effectué sur le marché étranger dans un premier temps, et localement ensuite.

Le montant des prêts contractés auprès des institutions bancaires locales et étrangères est de Rs 5 milliards. Ils portent sur l?achat de trois moteurs nouvellement installés et déjà opérationnels à la station de St.-Louis, à Bell-Village. À ce jour, le découvert bancaire du CEB est de Rs 1 milliard et le déficit accumulé de Rs 2 milliards.

Le CEB avait prévu des pertes de Rs 600 millions jusqu?à décembre. Mais il a dû réviser ce chiffre en raison de la hausse des prix des produits pétroliers sur le marché international. De ce fait, les pertes seront de Rs 1 milliard en décembre 2006.

Patrick Assirvaden, président du CEB, maintient : ?Aucune augmentation du tarif d?électricité n?est pour l?instant envisagée malgré le mauvais état des finances.? Une situation qu?il impute en partie ?aux manquements de l?administration dans le passé?. Il ajoute : ?Nous avons institué une Audit Squad et tous ceux trouvés coupables auront à subir les conséquences. De plus, une discipline de rigueur sera appliquée à tous les échelons. Nous avons réformé l?administration financière et certains projets ont été gelés. Nous faisons la chasse au gaspillage et les heures supplémentaires, estimées à Rs 100 millions par an, seront suivies de près.?

Sources alternatives

Pour essayer de surmonter la crise, le CEB va s?atteler à une réduction de sa dépendance des produits pétroliers en ayant recours à des sources alternatives de production d?électricité ? charbon, éolienne et déchets ménagers. Des projets ont été respectivement présentés par CT Power de la Malaisie, Suzlon de l?Inde et Gamma Civic Ltd.

Le CEB a l?intention d?être partenaire dans le projet de CT Power mais son taux de participation dépendra, dans une certaine mesure, de celui d?autres corps para-étatiques qui seront partie prenante. ?Les prix proposés par CT Power me donnent raison, affirme Patrick Assirvaden, quand je dis qu?il faut réviser les contrats signés avec les producteurs d?énergie du privé, les Independent Power Producers (IPP). La compagnie malaisienne a proposé des prix très intéressants.?

De son côté, Ravin Dajee, directeur général du CEB, explique : ?Les négociations sont en cours avec les IPP au sujet des prix actuels de vente de l?électricité au CEB. Il y a des propositions intéressantes et nous voulons une win-win situation.? Patrick Assirvaden souligne que le CEB compte sur ses propres centrales pour assurer la fourniture d?énergie aux heures de pointe. ?Les investissements pour faire face à cette situation sont très élevés et c?est une énorme pression pour nous. Mais le CEB n?est nullement inquiet de la décision du gouvernement de s?approvisionner auprès de Mangalore Refinery & Petrochemicals Ltd de l?Inde. Bien au contraire, cela nous permettra de faire des économies sur nos achats de produits pétroliers.?

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