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International
MALAISIE.Pressée par les Etats-Unis de lutter contre le piratage informatique, la Malaisie a menacé hier d?emprisonner les cadres d?entreprises utilisant des logiciels non autorisés. Les cadres supérieurs des entreprises où seront découverts de tels logiciels seront tenus pour pénalement responsables, a déclaré le directeur général adjoint du ministère malaisien du Commerce intérieur et de la Consommation, Iskandar Halim Sulaiman. Ils encourront alors jusqu?à cinq ans de prison en sus d?une amende, a-t-il précisé. Trente et un ordinateurs et 211 copies sauvages de logiciels ont été saisis ces deux derniers mois lors de perquisitions dans cinq entreprises, dont une très en vue. Selon la Business Software Alliance, qui regroupe des fabricants comme Microsoft Corp, Dell Inc, IBM Corp, Hewlett-Packard Co., McAfee Inc, Symantec Corp et SAP, 61% des logiciels malaisiens sont piratés.
PÉTROLE. Total profite, comme ses concurrents, des tensions géopolitiques qui font flamber les cours de l?or noir. Le baril de brent a atteint un nouveau record, mardi, à 74,97 dollars. Mais la major française sait aussi que le secteur est risqué. Total pâtit aussi d?une instabilité économique et juridique qui freine ses investissements. La nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, annoncée lundi 1er mai par le président Evo Moralesn est le dernier exemple de ces avatars, même si le groupe français y réalise moins de 1 % de sa production mondiale. Du Moyen-Orient à la Russie et à l?Amérique du Sud, le nationalisme pétrolier connaît un regain de ferveur qui freine les projets de Total et de ses concurrents. Ils doivent composer avec des dirigeants qui les accusent de ?piller? leurs matières premières et brandissent l?arme énergétique.
Quatrième groupe pétrolier mondial, Total connaît des difficultés dans trois pays : la Bolivie, mais surtout le Venezuela et la Russie, deux des plus gros producteurs d?hydrocarbures. Conscient que des contrats signés quand le baril valait 10 ou 20 dollars ne tiennent plus quand il dépasse 70 dollars, le groupe présidé par Thierry Desmarest est prêt à des concessions.
Les investissements ? et les risques ? du groupe au Venezuela sont d?une autre ampleur. Dans ce pays où le secteur pétrolier a été repris en main par le président populiste de gauche Hugo Chavez, la plus lourde incertitude pèse sur le projet Sincor (huiles extra-lourdes de la ceinture Orénoque), dont Total détient 47% aux côtés de la compagnie nationale PDVSA et du norvégien Statoil. Sur cette zone très riche, trois autres projets stratégiques impliquent des multinationales arrivées dans les années 1990. Pour les inciter à pomper ce brut de médiocre qualité à une époque où les prix étaient bas, Caracas avait dû consentir des conditions avantageuses.
Trop avantageuses au goût de M. Chavez, qui a revu les termes des contrats. La nouvelle législation prévoit que toute exploitation se fera désormais dans le cadre de sociétés mixtes détenues à 60 % par PDVSA et que les étrangers payeront 30 % de royalties (contre 16,6 %) et 50 % d?impôts (contre 34 %).
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