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Le rapport sur les finances de BPML soumis fin mai

3 mai 2006, 00:00

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Le rapport sur les finances de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) sera remis au gouvernement à la fin du mois. C?est ce qu?a indiqué Harris Balgobin, président de ce comité (fact-finding committee ? FFC) institué par le Conseil des ministres le 13 janvier. Le but est de faire la lumière sur la mauvaise santé financière de cet organisme qui gère la cybercité d?Ebène.

Les travaux de ce comité ont vraiment démarré en mars. Une dizaine des 18 témoins prévus a été entendue. Parmi, on relève le nom du président Chand Bhadain, et autres cadres de BPML.

Certaines sources indiquent que deux témoins clés doivent encore déposer devant Harris Balgobin et ses assesseurs. Le plus attendu est Dev Manraj, un des concepteurs du projet de la cybercité d?Ebène et président de BPML entre 2001 et 2003.

Le FFC s?attend que Dev Manraj éclaire plusieurs points qu?il veut étudier. Mais ce témoin n?a pu encore répondre à la convocation, et a fait savoir qu?il ne peut se déplacer pour cause de maladie grave.

Un autre témoin-clé s?est fait excuser : Goolam Moorea, directeur de la Road Development Authority, a aussi invoqué son état de santé. Son témoignage sur le coût jugé élevé de la construction des routes de la cybercité intéresse le FFC.

BPML a contracté des emprunts de Rs 1,3 milliard pour ses projets, dont la construction de deux cybertours et la création d?un parc technologique à Rose-Belle. Le gouvernement actuel considère que la gestion financière de BPML a été ?désastreuse?. Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, a affirmé que la compagnie est surendettée et a parlé, en début d?année, de banqueroute.

Chez BPML, on est moins alarmiste. Mais certains concèdent que la construction, en 2001, du cybervillage a été une initiative malheureuse. Les finances de BPML s?en sont sorties plombées.

Pour redresser la situation, le prix du loyer des infrastructures de la cybercité a été haussé. Le prix des terrains de la business zone sera aussi augmenté, parfois même doublé. Enfin, des actions administratives seront prises contre toute compagnie qui aurait un retard de plus de trois mois dans le paiement de son loyer.

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