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La politique nationale de l?environnement revue

3 mai 2006, 00:00

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Une refonte complète du secteur de l?environnement est prévue sous la forme d?un Livre blanc qui circule actuellement entre les mains de tous les ministères concernés. Ce Livre blanc est diffusé au même moment qu?un document émanant des organisations non gouvernementales (ONG) résumant des priorités en la matière. Si le contenu du livre ne sera pas révélé avant son adoption par le Conseil des ministres, le ministre de l?Environnement, Anil Bachoo, a souhaité en expliquer les objectifs.

?La politique environnementale nationale de 2006 doit agir comme un guide pour les réformes régulatrices, la mise en ?uvre des programmes et des projets pour la protection de l?environnement et stimuler les partenariats entre les différents acteurs.?

L?actuelle politique est considérée comme périmée. Elle date de 1991 ! ?Elle a clairement besoin d?être réactualisée?, affirme le ministre. ?Le gouvernement est pleinement conscient qu?un succès socioéconomique à long terme n?est pas réalisable sans durabilité environnementale. Pour cela, il place les considérations environnementales en haut de son agenda. Notre nouvelle politique reflétera cela.?

De son côté, une coalition de huit ONG a récemment organisé un forum à partir duquel un document a été préparé. Selon son coprésident, Philippe La Hausse de Lalouvière, cette initiative vise à sensibiliser le gouvernement ?à ce que les ONG considèrent comme les priorités en matière d?environnement?.

Parmi ces priorités, la planification et la gestion de l?utilisation des terres. Ce thème prendra encore plus d?importance avec la baisse du prix du sucre. ?Actuellement, la planification de l?utilisation des terres n?est pas optimale. Le gouvernement souscrit-il à un plan national de développement physique ? Est-il accessible à tous les partenaires ?? s?interroge Philippe La Hausse de Lalouvière. Il suggère, par exemple, le regroupement des terres agricoles marginales en ? grandes unités? pouvant être reboisées à des fins multiples. Car les petites parcelles, même celles qui ont une végétation naturelle, sont ?très peu utiles?.

Autre priorité : les îlots. ?Un grand pas a été franchi avec le Plan de gestion des îlots mais il n?a pas encore été mis en ?uvre?, déplore le coprésident. L?application de tels plans est vitale si on ne veut pas arriver à un point de non-retour.

Il indique finalement que les ressources énergétiques sont à l?origine de ?beaucoup de problèmes environnementaux. Nous importons du charbon et du fioul que nous devons stocker.? Philippe La Hausse de Lalouvière prône comme beaucoup d?autres ?les sources d?énergies renouvelables sur le long terme?.

Quoi qu?il en soit, il est encourageant de voir le gouvernement et la société civile plancher si sérieusement sur l?avenir environnemental du pays. Car, forcément, qui dit environnement, dit qualité de vie.

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