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Le BOI revoit le profil des investisseurs étrangers

3 mai 2006, 00:00

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Le Board of Investment (BOI) veut rafraîchir ses efforts de promotion de l’investissement. Il se donne comme mission de contribuer à la compétitivité de l’économie en ciblant les investissements qui peuvent faire la différence dans un secteur spécifique ou même au niveau national.

Maurice Lam, le président du BOI, veut imprimer ce nouveau mindset à l’agence de promotion de l’investissement. “C’est la compétitivité qui détermine l’attrait d’une destination pour faire du business. Les missions de promotion ne peuvent se substituer à une économie qui n’est pas compétitive. Le but ultime du BOI est d’aider à rehausser la productivité et la croissance”, indique-t-il.

La nécessité de cette démarche se fait sentir à partir d’un constat que l’économie mauricienne comporte des faiblesses structurelles à plusieurs niveaux. Il faut de ce fait privilégier les capitaux, les technologies et le savoir-faire qui sont à même de transformer de manière durable les conditions compétitives de même que les contours d’une industrie.

Pour Maurice Lam, il faut d’abord commencer par le secteur domestique. Les carences – dont des monopoles et des cartels – prévalant dans le marché local sont la source même de notre manque de combativité à l’exportation. Nos entreprises s’habituent au confort de la clientèle acquise et montrent peu d’intérêt à aiguiser leurs armes face aux rivaux de classe mondiale.

Le BOI vise à apporter plus de compétition dans les différents marchés en démarchant des groupes étrangers. Cela encouragera plus d’efficience et de productivité chez les opérateurs pour faire face à la nouvelle concurrence.

Notre interlocuteur cite comme exemple le secteur de la distribution qui s’est transformé de manière radicale ces quinze dernières années avec

l’avènement des enseignes étrangères. “Le secteur a complètement changé avec la venue de Continent vers le milieu des années 90. Auparavant, la grande distribution était fragmentée et peu compétitive. Après Continent, on a eu d’autres opérateurs tels Spar, Winners et Shoprite qui sont venus.

Le contexte mondial requiert un renouvellement continu de cette expérience d’ouverture dans d’autres secteurs, surtout ceux qui sont porteurs de bénéfices durables à la modernisation et la restructuration de l’économie. Les télécommunications et les services financiers ont le profil recherché. “Plus de compétition dans les télécoms amènera une baisse des coûts et rehaussera la qualité du service. Les opérations de technologies de l’information en sortiront plus efficientes et productives”, avance le président du BOI.

Dans les services financiers, la chasse aux investissements devra s’orienter, par exemple, vers des prestataires qui pourront proposer des solutions de financement innovantes aux opérateurs locaux. “Si un opérateur financier vient apporter une méthode plus flexible pour financer les entreprises, il y aura plus de business et plus d’activité”, fait-il ressortir.

Le BOI est en quête d’investisseurs en fonction du nouveau benchmark. Il devra s’investir dans l’identification des maillons faibles de l’économie et se charger de trouver les investissements ayant le bon profil pour changer les données.

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