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Sommes-nous des SPF (Sans Pays Fixe) ?
La mondialisation des échanges nous amène à courir la planète à l'affût de nouvelles idées, de nouveaux concepts, d’opportunités de créer mieux, à moindre coût. Et même si le paradis n’est pas sur terre, ce monde est riche de diversités, même si parfois on a le sentiment qu’il tourne à l'envers.
Il suffit de regarder l'origine des cadeaux sous le sapin de Noël pour prendre conscience que nul n'échappe à la mondialisation. Nos produits de consommation sont de plus en plus estampillés du fameux “Made in China”, les voyages au bout du monde deviennent de plus en plus accessibles à tous, malgré les hausses régulières des taxes en tous genres.
Bien qu’attachés à nos racines respectives, nous devenons progressivement des Sans Pays Fixes (SPF) en puissance, cherchant des idées, des contacts, du travail là ou il se trouve, là ou il semble faire bon vivre. En Europe, le nouvel espace Schengen montre la voie à cet univers de mobilité facilitant les échanges en tous genres. L’ouverture de nos frontières, la facilitation des moyens de transports font de l'homme d'aujourd'hui un nomade naturel, qui comme il surfe de site en site sur Internet, échange à l'échelle de la planète.
Certes, la vitesse de ces échanges, de ces développements laisse parfois penser que ce monde tourne à l'envers. Les usines ferment parce que la compétitivité mondiale fait rage, il devient moins cher de déguster un Mont-bazillac à New-York qu’à Bergerac, et vous achetez des calissons d'Aix dans n’importe quel aéroport du monde ! Ce monde va vite, très vite, trop vite peut-être. Mais comme la dure réalité de la jungle, seuls ceux qui s’adapteront résisteront.
Et c’est ainsi que dans ce nouveau monde d’échanges, de communication, on voit s'effondrer les repères stables. Les remises en cause sont permanentes, inévitables et sans doute, aussi usantes. Jamais l'action sociale et les disparités n'ont été à ce point développés. Ainsi vivons-nous dans un monde à deux vitesses, ou ceux qui ont du travail en ont trop, et ceux qui n'en n'ont pas ont du mal à en trouver.
L'histoire de cette jeune londonienne, trentenaire, intelligente et cultivée qui après avoir perdu son emploi vit depuis de nombreux mois dans sa voiture est tristement exemplaire de ce monde. C’est grâce à son “blog” sous le pseudonyme du “Scribe errant” que son histoire a été rendue publique. Il y a des vies qui basculent vite de l’euphorie d’un monde fou à la déchéance la plus dramatique. Plus notre monde dit “moderne” se développe et plus les associations caritatives, d’entraides les plus diverses sont en explosion. Preuve une fois de plus qu’il y a toujours un revers à une médaille.
Bref, que ce soit pour développer ses marchés, sa connaissance ou identifier de nouveaux partenaires, la connaissance du monde devient un impondérable de survie. Seuls ceux qui sortent s’en sortent !
En attendant le plaisir de notre prochain échange, bons succès dans ce nouveau monde !
<B>Bertrand LAZARE (Manager d’Operaction)
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