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La beauté fragile de la calligraphie selon Li Ming Hui
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La beauté fragile de la calligraphie selon Li Ming Hui
Délicate technique, que ces éclaboussures de couleurs. Des fleurs au teint rose, jaune ou bleu. Transparence et énergie se communiquent dans chacune d?elles. À l?occasion du Festival de Chinatown, la Chambre de commerce chinoise a aussi invité un calligraphe de la Chine. Li Ming Hui est le président d?une association, le Nanhai Painting Academy, qui regroupe 23 artistes. Le peintre Li Ming Hui expose des ?uvres à l?Heritage Court, à Chinatown.
Très lumineuses, ces ?uvres de l?artiste chinois. Comme de fines aquarelles, elles se mesurent dans diverses nuances. Chaque tableau se ponctue d?une touche de noir. C?est une des particularités de la calligraphie. C?est la toute première exposition de Li Ming Hui à l?étranger. S?il ne parle pas un mot d?anglais, une interprète se charge de transmettre ses idées.
?Si vous n?êtes pas bon en dessin, le résultat ne sera pas de haut niveau. La calligraphie est une technique qui comporte aussi certaines difficultés.? La maîtrise du poignet doit être parfaite. Car l?artiste-peintre se tient à une distance raisonnable de son tableau. Les coups de crayons sont discrets et rapides. Tout comme l?est la peinture. Très liquide. Pour faire valser les couleurs sur le papier de riz. ?Ce papier doit être manipulé avec beaucoup de soins car il est si fragile??, souffle Li Ming Hui. Toute éraflure risque d?abîmer le papier.
La calligraphie, c?est ?comme le Kung-Fu?. C?est une discipline qui demande application et concentration. Nulle ne doit troubler l?attention car le moindre faux mouvement peut tout gâcher. L?esprit et la main s?unissent. «?L?art de la main, sa dextérité, n?est pas toujours facile à soutenir.? Li Ming Hui porte derrière lui une riche carrière dans ce domaine.
Les influences de cette technique conduisent l?artiste à privilégier la nature. Les fleurs, montagnes, champs, arbres et les animaux. Le point dominant du travail vient des couleurs. Ce sont les points d?attraction. Tout en symbolisme.
L?artiste n?a pas eu grandement l?occasion de comparer les calligraphies effectuées par des artistes mauriciens. Il existe certes un grand manque de ce niveau-là. Mais comme il le dit, la calligraphie chinoise est aussi une question de tradition.
Des ?uvres avec un éclat particulier
Il s?est aussi essayé à l?huile à une époque, mais il a opté pour une technique à l?encre de Chine. ?L?huile est très utilisée à l?Ouest, rappelle Li Ming Hui. Vous pouvez être très bon à l?huile mais les gens de la Chine préféreront toujours acheter une calligraphie car c?est pour eux une tradition.?
C?est dans les contrées de Fo Shan qu?il a développé son art. ?Il est vrai que ma ville, Fo Shan, est plus connue pour sa céramique et sa poterie. Mais nous avons développé avec le temps, des techniques de calligraphie au sein de mon association.? Son expérience lui a appris à apprécier ces marques souples du pinceau. Les ?uvres de Li Ming Hui renvoient un éclat particulier. Elles sont expressives. Mêmes si les thèmes eux, sont réalistes, le résultat offre une autre impression.
?Je ne respecte pas l?exactitude dans mes travaux, explique l?artiste. Je m?inspire peut-être du réalisme, mais mon ?uvre va par-delà cette vision.? Il couche sur papier, les beautés de Fo Shan. Il a réalisé plusieurs expositions aux alentours de Fo Shan. Des prises vues uniques de sa ville aux montagnes verdoyantes.
Le ton y est joyeux. Les thèmes, légers. Les coups à l?encre de Chine provoquent diverses émotions. Des sensations de liberté. De dépaysement. L?exposition se tient cette semaine au premier étage de l?Heritage Court. Rien que pour le plaisir des yeux, il vaut grandement un détour .
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