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Le paracétamol peut tuer les alcooliques atteint du “Chik”

27 avril 2006, 00:00

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Surprenante découverte qui risque de bouleverser le monde médical. Une équipe de chercheurs de la clinique de Saint Benoît vient en effet de faire un constat des plus inquiétants sur l’utilisation du paracétamol par les patients alcooliques, souffrant d’une infection comme le chikungunya. Le médicament provoquerait des atteintes au foie, qui pourrait dans certains cas, causer le décès d’un patient alcoolique qui s’arrête de boire. Avec le nombre très élevé d’alcoolo-dépendants à La Réunion, cette découverte prend une dimension inquiétante. Surtout, si l’on prend en compte que le paracétamol est largement utilisé dans le traitement pour soigner le chikungunya.

Ce que les chercheurs viennent de découvrir, c’est que même à dose thérapeutique (entre 3 et 4 grammes-jour), le paracétamol peut entraîner une hépatite fulminante chez des alcooliques qui décident de s’arrêter de boire.Lorsqu’un malade alcoolique est frappé par une maladie aussi violente que le chikungunya, il a tendance à s’arrêter ponctuellement de boire et à prendre des médicaments pour faire chuter la fièvre. Dans ce cas, le danger est bien réel. Une destruction rapide et massive du foie est suivie de troubles neurologiques et le patient peut tomber dans le coma. En à peine huit jours, il peut décéder.

Un consommateur excessif d’alcool, qui est en sevrage depuis plusieurs années, n’est évidemment pas concerné par ce risque. Il s’agit des alcoolo-dépendants qui viennent juste de lâcher la bouteille depuis huit à dix jours.

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