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Réunion d?experts en météorologie
Une fois de plus, c?est vers Maurice que se tournent les experts scientifiques en météorologie pour se rencontrer. Forte de son organisation, entre autres, de la conférence des Petits Etats insulaires en développement (PEID) en janvier 2005, Maurice accueille jusqu?à vendredi la 25e séance plénière annuelle du Groupe d?experts intergouvernemental sur l?évolution du climat (GIEC).
En organisant cet événement ici, le GIEC espère mettre en exergue la vulnérabilité extrême des PEID face aux changements climatiques. ?Le GIEC, explique le secrétaire permanent du ministère de l?Environnement, Sateeaved Seebaluck, est composé de scientifiques du monde entier, qui font des évaluations, des études et recueillent des informations sur le changement climatique. Ils font aussi du modelling.? Ce dernier consiste à élaborer des prédictions météorologiques à l?aide de programmes informatiques excessivement complexes.
Le directeur des services météorologiques et membre de l?équipe spéciale pour les inventaires de gaz à effet de serre, Soobaraj Sok Appadu, rappelle : ?Le GIEC est mandaté pour faire des études scientifiques, pour identifier les secteurs vulnérables et les mesures d?adaptation nécessaires de même que pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre.? Il souligne que cette séance, qui réunira 215 participants de 190 pays, sera surtout l?occasion pour le GIEC de standardiser la méthodologie utilisée pour quantifier les émissions à effet de serre.
Selon Sateeaved Seebaluck, une des raisons principales du choix de Maurice consiste à ?provoquer des études plus approfondies sur les changements climatiques et les PEID?. Pour cause, les PEID sont parmi les pays les plus menacés par les phénomènes engendrés par les changements météorologiques, telle la montée des eaux. De plus, cette vulnérabilité est exacerbée par leur exiguïté géographique et leur précarité économique.
La Banque mondiale prévoit, elle, que ?l?élévation du niveau de la mer, conjuguée à l?augmentation prévue de la température, pourrait déplacer des dizaines de millions de personnes vivant dans les régions de basse altitude, telles que le Gange et le Delta du Nil, et menacer l?existence même de certains petits États insulaires?.
Une pléthore de sujets sera donc évoquée lors de cette 25e séance. Les participants discuteront notamment du fonctionnement, du budget et de l?organisation du groupe d?experts et de l?adoption des directives pour les inventaires nationaux des gaz à effet de serre, les élections du Bureau du GIEC et la proposition d?un rapport spécial sur les énergies renouvelables. Les trois groupes de travail thématiques de l?organisation ? la science du changement climatique, les impacts, l?adaptation et la vulnérabilité et l?atténuation des effets du changement climatique ? soumettront des comptes rendus de leurs travaux.
Après avoir tenu un sommet de la Southern African Development Community, la conférence des PEID et la deuxième réunion internationale de coordination pour un système d?alerte aux tsunamis dans l?océan Indien, Maurice accueille aujourd?hui une nouvelle réunion au sommet. Car le changement climatique ne concerne pas seulement les scientifiques. Sans volonté politique les efforts de ces derniers sont vains. Pour cette raison, un fort contingent politique participera à la réunion. Et c?est lui qu?il faudra convaincre.
Maurice était le premier pays à ratifier la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. C?était lors du Sommet de la Terre de Rio da Janeiro au Brésil en juin 1992. Cette convention-cadre vise à atteindre une stabilisation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre tout en donnant le temps aux écosystèmes de s?adapter naturellement, en assurant que la production alimentaire n?est pas perturbée et permettant un développement économique durable. Le GIEC a été créé en 1988 par l?Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l?environnement. Il est ouvert à tous les membres de ces deux organisations. Son objectif premier est d?évaluer les informations techniques, scientifiques et socio-économiques relatives au changement climatique provoqué par l?activité humaine ainsi que son impact et les options en termes d?atténuation d?effets.
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