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Aide sucrière européenne : premier décaissement au plus tôt en décembre

26 avril 2006, 00:00

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Les mesures d’accompagnement pour financer la réforme seront disponibles au plus tard janvier 2007, et au plus tôt, décembre de cette année, explique des sources de la délégation de la Commission européenne à Maurice. Avant le déboursement, l’État et la délégation de la Commission européenne s’engagent dans un processus de discussions. Il aboutira à la signature d’une convention de financement pour 2006, un exercice renouvelable annuellement.

La baisse du prix garantit du sucre sur le marché européen sera de 36 % en 2009-2010. L’Europe a consenti à avancer aux États d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, dont Maurice, des mesures d’accompagnement pour aider ces industries sucrières à se réformer ou investir dans une autre filière plus rentable. Cependant, chaque État est appelé à soumettre sa stratégie pluriannuelle faisant état, en détail, de ses projets.

L’État, après des consultations avec les partenaires de l’industrie sucrière, a déjà préparé son plan d’action qui porte sur la période 2009-2015. Son exécution nécessitera un investissement de Rs 24,5 milliards, dont 87 % devant être effectué avant 2010. Ce document serait soumis aujourd’hui à la délégation de la commission européenne.

Dans une interview accordée à l’express (voir page 13), le directeur de la Mauritius Sugar Producers’ Association, Jean Li Yuen Fong, affirme “le mérite et la volonté d’adresser de front ces enjeux et met l’accent sur l’incontournable nécessité d’une restructuration majeure à tous les niveaux”.

Cependant, il s’interroge sur les coûts associés à la réforme : “Ces plans engendrent des coûts sociaux majeurs pour lesquels nous devons impérativement trouver, en accord avec le gouvernement, un mécanisme de financement qui n’entrave pas la survie financière et économique des divers opérateurs du secteur”.

Un plan global de réforme</B>

Tant le gouvernement et les producteurs attendent beaucoup de ces mesures d’accompagnement. Avant que ces montants entrent dans les caisses de l’État, il faudra passer toutes les étapes procédurales.

“Quand le gouvernement remettra son plan stratégique, nous l’analyserons et l’évaluerons. A la lumière de ce travail, nous oeuvrerons de concert avec l’État et les parties concernées pour rédiger une proposition de financement pour mobiliser les fonds des mesures d’accompagnement”, a fait ressortir, hier matin, un diplomate européen.

L’exercice permettra à la délégation de la commission européenne à Maurice de définir sa stratégie. Le gouvernement avance un plan global de réforme. Mais, avance une source de Bruxelles, la Commission “financera une partie ou peut-être, une bonne partie”.

Après l’élaboration de la proposition, il incombera alors aux deux partenaires de signer la convention de financement portant pour 2006. C’est à l’issu de ce dernier exercice que le décaissement pourra être effectué, précise-t-on à la Commission. Pour 2006, rappelons que la commission a voté un budget global de 40 millions d’euros, enveloppe de laquelle le pays obtiendra quelque 6 millions (Rs 210 millions).

“Pour obtenir ce montant, il faudra faire très vite. Et le décaissement se fera au plus tôt en décembre 2006, ou au plus tard, en janvier 2007. Mais notre objectif est que l’argent soit disponible pendant l’année financière 2006-2007 de l’État mauricien”, ajoute le diplomate bruxellois. En effet, l’urgence est de mise dans la mesure où cette enveloppe d’aide ne sera pas transférée à l’année d’ensuite.

Le même mécanisme se répétera pour l’obtention des fonds pour les années 2007 à 2013. Dans ce cas, le montant global de 1,1 milliard d’euros a été arrêté dans la finalisation le budget européen couvrant ladite période. Mais la répartition annuelle serait déterminée en mai.

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