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Des allégations de viol contre le conseiller d?un ministre
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Des allégations de viol contre le conseiller d?un ministre
Dans une déposition faite au Central Criminal Investigation Department (CCID) hier matin, une femme de 45 ans, habitant en banlieue port-louisienne, allègue avoir été violée à son domicile dans la journée du 13 avril par le conseiller d?un ministre.
A l?express qui l?a rencontrée, hier soir à son domicile, elle raconte que le conseiller l?a abordée dans une banque, en décembre dernier pour lui proposer de travailler pour le gouvernement et qu?elle aurait accepté. Après s?être donné leurs numéros de téléphone et avant de la quitter, le conseiller l?a invitée à venir le voir à son bureau.
C?est ce qu?elle a fait quelque temps plus tard. ?Il a promis de m?aider dans mes responsabilités professionnelles.? A dater de ce jour, le conseiller lui aurait téléphoné plusieurs fois par jour, tant sur son lieu de travail qu?à son domicile pour lui manifester son désir d?avoir des relations avec elle et insister pour venir la voir chez elle. ?Il disait que j?étais belle, qu?il avait envie de moi mais je lui rappelais qu?il était marié. Tous les jours, il me harcelait au téléphone. J?ai apporté mon Indis au CCID hier et ils ont pu constater qu?il me téléphonait plus de 30 fois par jour.?
Elle affirme avoir découragé le conseiller, allant même jusqu?à ne plus décrocher son téléphone pendant quelques jours. ?Puis il s?est excusé et j?ai passé l?éponge. Mais il a recommencé à insister pour des relations sexuelles. J?ai refusé. Moi, je voulais savoir où en étaient mes démarches. Mais il faisait la sourde oreille...?
En revanche, le jeudi 13 avril, il l?aurait téléphoné à propos du travail et demandé un rendez-vous chez elle. Le chauffeur du conseiller serait venu la chercher à son travail et le conseiller l?aurait rejointe à son domicile, en taxi, peu après 14 heures.
?Relations consentantes?
?Il m?a précédée dans le salon et il m?a dit : ?Eta mo pa finn vinn la pou koz travay, mo anvi fer?. Il s?est déshabillé. J?étais choquée et il a remis ses vêtements et m?a demandé le chemin des toilettes. Il a crié : ?Eta vinn get sa?. J?ai été voir et il était nu devant mon lit. Il m?a agrippée et nous avons lutté. Il a cassé la fermeture Eclair de ma jupe, il a arraché ma culotte et il m?a violée.?
Puis le conseiller serait parti à la hâte. Mercredi dernier, il lui aurait téléphoné pour s?enquérir de ses relations avec une personne. Elle a nié connaître celle-ci. Depuis le conseiller n?aurait plus donné signe de vie.
Le lendemain, elle a téléphoné chez lui et c?est sa femme qui a répondu. Elle lui a alors demandé de dire à son mari de l?appeler mais en vain. ?Lundi, j?ai fait un émissaire lui téléphoner. Il lui a donné rendez-vous à son bureau.?
Quant aux vêtements qu?elle portait le 13 avril, elle déclare les avoir brûlés car ?ils étaient sales et malsains?. Pourquoi a-t-elle maintenu le contact malgré le harcèlement ? ?Je pensais qu?il ferait avancer mes dossiers avec ses contacts mais il avait d?autres visées et il m?a piégée.?
Interrogé hier, le conseiller admet connaître la femme et avoir eu des relations avec elle. Mais il nie tout viol. Ces relations étaient consentantes, dit-il, car la femme lui faisait des avances depuis le début. ?J?ai été chez elle une première fois et il ne s?est rien passé. Je lui ai ensuite demandé de venir chez moi quand il n?y avait personne et elle est venue. Nous avons été très loin mais pas jusqu?au bout. C?est le jeudi 13 avril que nous avons eu des rapports sexuels consentants et protégés.?
Les choses se seraient corsées quand il l?a appelée la semaine dernière pour l?interroger à propos d?une de ses éventuelles relations. ?Elle l?a mal pris. A partir de là, je n?ai plus téléphoné. Je ne vois qu?une explication dans toute cette histoire : c?est une vengeance pure et simple. Elle me voulait, elle n?a pu m?avoir. Elle veut donc me détruire. C?était quelque chose de passager. Comment a-t-elle pu penser autrement ??
La femme a été examinée, hier, par le Dr Satish Boolell, médecin légiste.
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