Publicité

Deux otages accusés de complot

25 avril 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Jimmy Tabac, le principal suspect dans la prise d?otages de Résidence Kennedy, souffrant de ?troubles psychiatriques ?, a été admis à l?hôpital Brown-Séquard. Les limiers de la Criminal Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes attendent qu?il se remette pour une reconstitution des faits.

Entre-temps, l?équipe de l?inspecteur Roland Dabeesingh s?attelle à retracer l?identité du ?cerveau? d'un réseau de faux monnayeurs évoqué dans le sillage de l?enlèvement. Un des otages affirme que c?est un Ivoirien. Si des recherches ont eu lieu au Passport and Immigration Office et quelques ressortissants ivoiriens de passage à Maurice interrogés, aucun indice n?a été obtenu.

André Guynemer Tabac, 55 ans, père de Jimmy et chauffeur de taxi de Résidence Kennedy, a été inculpé hier en cour de Rose-Hill de complot pour extorquer des fonds avec des menaces. Deux des otages présumés, Daniel Jandoo, un maçon de 33 ans de Résidence Kennedy, ont été libérés sur parole après leurs versions des faits.

Ceux-ci remontent à mercredi de la semaine dernière. Jean-Yves Duval, 21 ans, ne rentre pas du supermarché Orchard à Quatre-Bornes où il travaille comme par-king attendant. Le lendemain, il informe sa mère par téléphone qu?il n?est pas au travail mais retenu en otage avec trois autres personnes. Il ajoute qu?il sera tué si on ne verse pasRs 100 000 à ses ravisseurs.

Embuscade

La famille Duval en informe la police de Quatre-Bornes qui réfère l?affaire à la CID de la ville. Une opération policière est montée pour démasquer les ravisseurs. Rendez-vous est fixé à 10 h 30 dans un premier temps non loin de la State Bank mais les ravisseurs insistent pour que la remise de rançon soit faite à l?arrière du marché.

Sur le lieu du rendez-vous, les parents de Jean-Yves Duval le voient dans une voiture blanche garée à la rue Brown-Séquard. Il est accompagné d'autres personnes identifiées plus tard comme Jimmy Tabac, son père André, et les autres otages présumés, Jocelyn Claude et Daniel Jandoo.

La police, embusquée, entre en action. Tabac père et fils, de même que les autres occupants de la voiture sont appréhendés. Jimmy Tabac finit par indiquer la maison à Résidence Kennedy où il retenait les otages.

Lors de son interrogatoire, Jean Yves Duval raconte avoir rencontré un Ivoirien qui lui a démontré qu'il pouvait fabriquer de faux billets à partir de vraies coupures. Jean-Yves en fait part à trois de ses amis, Nicolas Chinaya, Jocelyn Claude et Daniel Jandoo.

Les quatre en informent à leur tour Jimmy Tabac, un demi-frère de Daniel Jandoo, à qui ils demandent Rs 500 000 destinées à l?Ivoirien. Ce montant était supposé doubler à la fin de l?opération.

Jean-Yves Duval explique que Jimmy Tabac leur a remis la somme. Mais n'ayant rien reçu en retour, Jimmy pense qu?il s'est fait duper et retient les quatre amis en otages. Il les fait surveiller par son père André et fait contacter les parents de chacun des otages pour réclamer une rançon de Rs 100 000 s?ils voulaient les retrouver vivants. Un des otages, Nicolas Chinaya, a en fait été libéré, ses parents ayant payé la rançon.

Après enquête, Jean-Yves Duval et son ami Nicolas Chinaya sont autorisés à rentrer. Dans sa déposition consignée vendredi en présence de son avocat, Me Ashley Hurhanghee, Jimmy Tabac évoque sa défense : convaincu d?avoir été dupé, il a demandé à être remboursé.

C?est alors que Jean-Yves Duval, Jocelyn Claude, Daniel Jandoo et Nicolas Chinaya auraient eu l?idée de réclamer Rs 100 000 à leurs pa-rents respectifs afin de pouvoir rembourser Jimmy Tabac.

Publicité