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Un poulailler fait des mécontents

21 avril 2006, 00:00

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C?est connu, les élevages de volatiles font peur à travers le monde ces temps-ci. Mais à Pointe-aux-Sables, ils incommodent les habitants de la Pointe. En effet, le Mouvement civique de Pointe-aux-Sables proteste depuis plusieurs années compte les émanations nauséabondes provenant d?un poulailler.

Une visite à La Pointe et au terminus de Pointe-aux-Sables permet effectivement de constater qu?une odeur désagréable flotte dans l?air. ?Les passagers sont exposés à cette odeur à chaque fois qu?ils prennent le bus?, déclare Louis Appolon, le vice-président de l?association. Il y a aussi la zone résidentielle qui est touchée. Les extracteurs d?air du poulailler donnent sur cette zone habitée. Selon les membres de l?association, il y a souvent des particules provenant de ces poulaillers qui se déposent sur le mobilier. Louis Appolon affirme que même les portes et les fenêtres verrouillées n?empêchent pas la mauvaise odeur de déranger les familles la nuit comme le jour. ?L?odeur nous suit partout que ce soit au déjeuner ou à la plage?, dit-il. Les membres des forces vives de ce quartier ont constaté qu?il n?y a pratiquement pas d?odeur quand les volatiles sont encore des poussins, mais tout change quand ils sont devenus adultes. Le Mouvement civique de Pointe-aux-Sables attire l?attention des autorités depuis plusieurs années sur ce problème et a fait des représentations auprès de la compagnie qui gère le poulailler. Des inspecteurs du ministère de la Santé ont également effectué des visites sur les lieux.

Dans une correspondance en date de mai 2004, le ministère de la Santé informe les membres du Mouvement Civique que lors de leur visite les poulaillers étaient ?vides et propres? et qu?ils n?ont constaté aucune odeur. Une autre lettre reçue en septembre 2005 abonde dans le même sens. ?Il n?y a aucune odeur?, peut-on lire dans la lettre.

Interrogé, le directeur du poulailler explique que ce complexe s?est implanté dans la région il y a 40 ans, alors que l?endroit n?était pas une zone habitée. Les maisons qui ont été construites n?ont pas respecté, dit-il, les limites nécessaires autour du poulailler. D?autre part, poursuit-il, il y a des visites régulières du ministère de la Santé qui ne trouve rien à redire. Quant à l?odeur, s?il est vrai qu?elle est présente quand il pleut, la direction maintient qu?elle fait ce qu?elle peut pour l?atténuer.

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