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Hushovd, le dernier Viking
Il l?a fait. Thor Hushovd est devenu mercredi le premier norvégien à remporter la classique Gand-Wevelgem.
Comme prévu, le sprint a été massif, impliquant pas moins de 40 coureurs. Les plus coriaces, à l?image de Tom Boonen, n?étaient pas tous dans le coup, mais avec le célèbre Alessandro Petacchi à sa droite et l?étoile montante David Kopp à sa gauche, le coureur de la Crédit-Agricole avait de quoi se faire piéger sur ce coup là. Il ne l?a pas été et c?est tout à son honneur.
« C?est toujours bon de battre un coureur de la trempe de Petacchi mais que ce fut dur ! », a déclaré Hushovd, le souffle coupé, après que la photo-finish eut attesté qu?il avait bel et bien franchi la ligne en premier au terme des 210 kilomètres de course.
« C?est ma première victoire classique et j?espère qu?elle en appellera d?autres à l?avenir », a poursuivi le Norvégien, qui a eu la bonne idée de prendre la roue de David Kopp sur les cent derniers mètres. « Kopp dégageait une telle puissance dans son pédalé qu?il m?a littéralement aspiré. Je savais que j?étais en position de remporter enfin une grande course ».
L?issue de Gand-Wevelgem aurait sans doute été différente si le champion du monde et grand favori Tom Boonen n?avait pas perdu le contact avec les leaders dans l?ascencion du célèbre Koppenberg, qui a comme prévu scindé le peleton en deux.
Trois jours après être devenu le deuxième coureur de l?histoire, après son compatriote Eddy Merckxs, à remporter deux fois de suite le Tour des Flandes, le Belge n?a jamais vraiment semblé se soucier de l?issue réelle de Gand-Wevelgem.
Certains observateurs de la chose cycliste ont d?ailleurs raison de souligner que Boonen n?a pas sollicité plus qu?il n?en faut le coup de pouce de ses équipiers. « Si la Quick Step voulait vraiment refermer, elle l?aurait fait », déclarait Laurant Jalabert, consultant à Eurosport.
Voilà qui donne raison à George Hincapie, lauréat de Gand-Wevelgem en 2001, et qui prédisait avant la course que Boonen en garderait sous la pédale, préoccupé qu?il est par Paris-Roubaix, prévu aujourd?hui. « Il ne prendra aucun risque. C?est dimanche qu?il doit être en forme », avait déclaré celui qui est aujourd?hui considéré comme le plus expérimenté du peleton.
« Je me sentais fatigué. C?est pour cela que j?ai demandé à mes coéquipiers de partir devant, de ne pas m?attendre », se défend pourtant Boonen.
Plus que Boonen, brillant sur le Tour des Flandres et qui doit défendre son titre aujourd?hui à Roubaix, le plus à plaindre est Alessandro Petacchi, qui avait tout à gagner mercredi sur les routes de Gand-Wevelgem où il était escorté dans les derniers kilomètres par cinq de ses coéquipiers de l?équipe Milram. Une situation idéale qui ne l?a pourtant pas empêché de tout perdre.
« Il n?y a pas à dire, je suis déçu. Tous ses efforts pour rien ! », a du reste déploré Petacchi à l?arrivée. Aujourd?hui, à Roubaix, l?Italien jouera sa dernière carte.
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