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Israël/Palestine : Unis contre le H5N1

9 avril 2006, 00:00

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En dépit de l?arrivée au pouvoir du Hamas dans les territoires occupés, les autorités israéliennes et palestiniennes s?efforcent de coopérer pour enrayer le développement de la grippe aviaire sur leurs territoires. Après la découverte de volailles mortes dans un élevage du centre de la bande de Gaza il y a deux semaines, des responsables des ministères de la Santé et de l?Agriculture des deux bords se sont rencontrés au terminal d?Erez, le point de passage entre Israël et Gaza.

Des échantillons prélevés dans le poulailler suspect ont été testés dans des laboratoires israéliens qui ont confirmé la présence du virus. Des combinaisons de protection ainsi que des dizaines de litres de désinfectant ont ensuite été fournis aux services vétérinaires palestiniens par leurs homologues israéliens.

Deux millions de dollars pour un fonds

Selon le vice-ministre de l?Agricul-ture palestinien, Azzam Tbeileh, Israël doit absolument aider les Palestiniens, qui ne possèdent aucun équipement, car « le virus ne connaît ni les frontières ni le mur de séparation » entre Israël et les territoires palestiniens. « Nous avons dit aux Palestiniens : » Dites-nous tout ce dont vous avez besoin et nous vous le fournirons », a expliqué Shlomo Dror, un porte-parole de l?armée. Il y a des choses sur lesquelles vous devez collaborer, la grippe aviaire tue des gens. »

À ce jour, 1,2 million de volatiles ont été abattus en Israël. Dans la bande de Gaza, 80 000 oiseaux ont été tués et près de 400 000 devraient l?être au cours des deux prochaines semaines. L?étroitesse de ce territoire, la surpopulation qui y règne et l?habitude qu?ont ses habitants d?élever des volailles sur leur toit ou dans la cour de leur maison compliquent la tâche des services vétérinaires palestiniens.

« Si un nouveau cas survient, nous serons peut-être obligés d?abattre les 2 millions de volatiles de la bande de Gaza, dit Azzam Tbeileh. Notre problème, c?est que les fermiers sont souvent réticents à renoncer à leur élevage tant qu?ils n?ont pas la garantie d?être dédommagés, et que pour l?instant nous ne disposons d?aucun budget sûr à cet effet. »

Inquiet d?une propagation du virus aux communautés agricoles qui longent la bande de Gaza, Israël a sollicité la Banque mondiale, qui a accepté de verser 2 millions de dollars dans un fonds destiné aux exploitants palestiniens. L?industrie avicole israélienne, qui réalise un chiffre d?affaires de 470 millions d?euros par an, fait vivre près de dix mille familles.

@ 2 006 Le Monde (Distribué par The New York Times Syndicate)

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