Publicité

Le PM veut des règles légères et de la créativité

8 avril 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, se dit en faveur d?une régulation légère dans le global business. En même temps, il critique l?agence de promotion, la Financial Services Promotion Agency (FSPA) qui, selon lui, n?a pas fait les efforts nécessaires pour bien positionner notre juridiction de cette activité sur le marché international.

Navin Ramgoolam intervenait hier lors de l?inauguration de IFS Court, les nouveaux quartiers généraux de l?International Financial Services (IFS) dans la cybercité à Ebène. Le chef du gouvernement en a profité pour partager sa vision d?un développement rapide et durable du secteur offshore.

«Je soutiens entièrement le nouveau paradigm shift de la Financial Services Commission (FSC) en matière de régulation des services. La nouvelle approche met bien l?accent sur l?expansion de l?industrie»

Il prône des efforts de promotion plus agressifs en termes de marketing et a invité la FSPA à adopter des stratégies plus créatives pour attirer les opérateurs dans l?offshore mauricien. Les services financiers et autres, a-t-il ajouté, joueront un rôle encore plus important dans la nouvelle configuration de l?économie.

Le Premier ministre a salué le professionnalisme, l?assiduité et les qualités entrepreneuriales et innovatrices des directeurs de l?IFS. Ils ont su faire de leur société une des plus importantes offshore management company (OMC) du pays.

La maîtrise du marché indien

IFS a été parmi les premières sociétés de gestion offshore à opérer à Maurice. Elle compte maintenant 12 années d?existence. Ses directeurs relèvent que ses nouveaux locaux, dans un immeuble luxueux, et moderne de 24 000 pieds carrés, équipé des facilités dernier cri, témoignent de sa fulgurante progression.

IFS a démarré ses opérations dans un bureau étroit au Ken Lee Building à la rue Edith Cavell à Port-Louis, avec un personnel de moins de six personnes, directeurs exclus. Quelques années plus tard, elle s?installe dans des locaux plus spacieux au Cascades Building, immeuble non loin de son domicile initial.

«C?est un rêve qui se réalise aujourd?hui», dit Couldip Lala, un des directeurs. «En 1994, nous avions pris un pari audacieux en quittant des emplois très rémunérateurs, dans des cabinets bien établis, pour nous lancer à notre propre compte.»

Dev Jhoory, son partenaire, abonde dans le même sens. Il évoque la nécessité d?avoir un personnel qualifié et dédié aux clients pour réussir dans ce secteur.

Cette OMC emploie aujourd?hui plus d?une centaine de personnes, dont la plupart sont des cadres techniques (comptables, juristes, financiers, secrétaires de compagnies?). Le secret de son succès est sa grande maîtrise du marché financier indien. Le traité de non double imposition fiscale (double taxation avoidance agreement - DTAA) entre l?Inde et Maurice est le facteur déterminant dans cette success story.

IFS a su offrir des services de qualité aux investisseurs internationaux (dont la majorité sont des institutionnels) qui souhaitent bénéficier des avantages fiscaux auxquels le traité donne droit. La croissance impressionnante de l?Inde depuis plusieurs années n?a cessé d?attirer des investissements vers ce pays. Les retombées pour IFS ont été considérables.

Celle-ci n?a pas seulement profité du DTAA. Elle a également joué un rôle d?avant-plan pour défendre le traité lorsqu?il était attaqué en justice en Inde. Dans certains milieux, l?on estimait que le DTAA était préjudiciable aux intérêts indiens. IFS ne s?est épargné aucune peine lorsque l?affaire était traitée devant les tribunaux.

Ces efforts ont finalement porté leurs fruits. En septembre 2003, la Cour suprême indienne donnait raison au DTAA. L?offshore mauricien qui, à l?image de IFS, est tiré par le business indien, retrouvait sa sérénité. Pour IFS, il s?agit toujours de poursuivre la grande aventure.

Publicité