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Mission d?explication de Ramgoolam en France

2 avril 2006, 00:00

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Le Premier ministre n?est pas rentré au pays avec d?ambitieux accords de coopération fraîchement signés à Paris. Mais ce n?est peut-être pas si grave que cela. Les accords seront signés plus tard, et pour l?heure, Navin Ramgoolam doit être satisfait de l?écoute et de l?accueil que la délégation mauricienne et lui ont reçus en France.

C?est d?abord le président français, Jacques Chirac, qui a démontré, durant son tête-à-tête avec Ramgoolam, sa bonne compréhension de la situation économique relativement difficile dans laquelle se trouve Maurice. Ce qui l?a amené à dire que « Maurice, modèle de développement démocratique et de réussite économique mérite le plein soutien de la communauté internationale ».

Se faire entendre des décideurs

Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères français, reprendra le même ton rassurant lors du dîner offert en l?honneur du Premier ministre mauricien mercredi soir. En affirmant que « le soutien de la France est déjà une réalité auprès des institutions européennes. Sachez que nous y sommes particulièrement actifs pour préserver les intérêts de votre pays? »

Mais Maurice a également recherché un autre soutien auprès de la France, plus direct celui-là, par une enveloppe d?aide déclinée sous formes de prêts, aides à la formation et aux développements d?infrastructures, mais aussi d?investissements.

La délégation mauricienne a présenté vendredi à Brigitte Girardin, ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie et aux responsables de l?Agence française de développement (AFD), l?ambitieux plan de restructuration de l?économie locale. Maurice espère pouvoir compter sur un soutien français allant jusqu?à 500 millions d?euros (Rs 18 milliards) pour cela.

Mais durant la visite de Ramgoolam, il ne fallait pas seulement se faire entendre des décideurs politiques, mais aussi des chefs d?entreprises et des grands pontes du privé. Cela s?est fait lors d?un petit-déjeuner de travail organisé par l?influent Mouvement des entreprises de France (Medef). Devant les chefs d?entreprises réunis, Rama Sithanen, le ministre des Finances, et Navin Ramgoolam, ont vanté les atouts de Maurice comme lieu d?investissements pour les entreprises françaises.

Aide dans le cadre d?un « partenariat privilégié »

Ils y ont expliqué notamment les profondes mutations économiques à Maurice, tout en énumérant la palette de secteurs d?activités où les investisseurs français peuvent espérer démarrer des opérations prometteuses.

Autre étape désormais obligatoire en France ; la traditionnelle visite des usines d?Airbus à Toulouse. La délégation mauricienne a visité les immenses hangars d?assemblage de l?avionneur européen qui construit en ce moment des appareils destinés à être livrés à Air Mauritius avant la fin de l?année.

Les explications terminées, reste maintenant à attendre les retombées. Une mission de l?AFD, principale agence française chargée de l?aide au développement, visite Maurice en mai. Et donnera très vite les premières indications des aides que la France consentira à offrir dans le cadre d?un « partenariat privilégié » avec Maurice. C?était finalement cela le principal enjeu de la visite.

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