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Un instituteur disculpé
La cour intermédiaire a accordé mardi le bénéfice du doute à André Gérard Songor, enseignant de l?école primaire de La Tour-K?nig. Il était poursuivi pour attentat à la pudeur sur quatre de ses élèves en Standard II.
En 1998, les filles, toutes alors âgées de moins de 12 ans, racontent que leur professeur a l?habitude de les prendre sur ses genoux quand il corrige leurs devoirs. Elles allèguent qu?il se livre à des attouchements non seulement sur elles, mais sur pratiquement toutes les élèves de la classe. Il s?agit, disent-elles, de caresses sous les vêtements et aux parties intimes. Le professeur est arrêté. Il réfute les accusations et évoque la ?vengeance? de politiciens qui n?apprécient pas son aide aux élèves qui échouent au Certificate of Primary Education. Il précise qu?au moment des incidents, il allait être promu deputy head teacher, juste avant de prendre sa retraite. Et sa classe comprend 44 élèves et il était presque impossible de s?adonner à des attouchements sur tous.
Dans son jugement, le magistrat Benjamin Marie Joseph relève des incohérences dans la version des quatre filles. Il se réfère au témoignage de la maîtresse d?école qui a déclaré n?avoir jamais eu de plainte contre l?accusé. Or, une des fillettes dit avoir rapporté un attouchement. Le magistrat s?est rendu sur les lieux. Il a constaté que le positionnement de la table de l?instituteur rend presque impossible de commettre les délits sans être surpris par quelqu?un d?autre. La défense était assurée par Mes Guy Ollivry et Yanilla Moonshiram.
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