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Le triple bonheur de Hema et Rajendra

27 mars 2006, 00:00

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Des jumeaux, c?est déjà étonnant. Avec des triplés, l?événement devient national. Pourtant, 37 semaines durant, le couple Hema et Rajendra Appalsawmy ont caché l?existence de ce bonheur futur aux proches. Le jeune couple est conscient qu?avec trois poupons, la suite s?annonce très dure, à commencer par les soins.

Sur son lit de convalescente, à la clinique du Bon Pasteur, Rose-Hill, Hema, 27 ans, affiche un sourire radieux, teinté d?un brin de fatigue. Et ses proches se bousculent pour lui rendre visite.

Son sentiment : elle a bouclé un périple qui semblait être quasi irréalisable au début. En effet, la première grossesse de la mère se solde par un échec. Nous sommes alors en 2002. La tristesse y est certes. Elle dure trois ans, jusqu?à ce que le couple se rende chez le gynécologue Hassen Damry pour des conseils et traitements afin de concevoir à nouveau. Ces soins rapportent les fruits escomptés car, à la deuxième visite, une échographie révèle l?existence de triplés.

?En apprenant la nouvelle, nous ressentions davantage de peur que de joie. Un sentiment exacerbé par la perte du premier enfant. Le traitement pendant la grossesse était différent?, relate Hema Appalsawmy. D?ailleurs, le docteur Hassen Damry le concède volontiers : accoucher des triplés comporte des risques tels que la naissance prématurée.

Médicaments et vitamines aidant, la grossesse se poursuit jusqu?à la 37e semaine. Quand des signes d?hypertension se manifestent chez la future mère, le docteur Hassen Damry, par précaution, va de l?avant avec la césarienne, samedi matin.

Les naissances successives étonnent. D?abord, le couple avait soigneusement évité d?évoquer l?existence des triplés aux proches. ?Mes parents sont vieux. Je n?ai pas voulu ajouter à leur stress. C?est pourquoi nous n?avons pas voulu leur dire la bonne nouvelle. Vu que je n?ai pas informé mes parents, j?ai adopté la même position par rapport aux autres proches?, affirme l?heureux père, Rajendra Appalsawmy, enseignant de profession, tout comme son épouse.

?Une nourrice ou même deux !?

Retour sur l?accouchement. Les proches sont dans la salle d?attente. On se doute que ce sera des jumeaux, au vu du ventre de Hema. Le premier est un garçon. La famille s?en réjouit.

Peu de temps après, une fille fait son apparition dans les bras du personnel médical. Les doutes sont confirmés. Et quand le dernier-né, un garçon, est présenté à la famille, la surprise est à son comble. Jamais dans les générations précédentes des Appalsawmy un tel événement n?a eu lieu.

Il s?agit maintenant de mettre en place un système pour s?en occuper. Trois bébés à la charge d?un couple qui travaille seront difficiles à gérer. La jeune mère le concède volontiers : ?Il nous faudra trouver une nourrice ou même deux.? Sans compter les dépenses triplées en produits pour bébé et soins médicaux.

Pour le gynécologue, les bébés des Appalsawmy sont un de plus dans sa carrière où les jumeaux et triplés se chiffrent par douzaine, et où trônent même des quadruplés. A la clinique du Bon Pasteur, un tel événement s?était produit, il y a deux ans, avec un même Hassen Damry comme gynécologue.

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