Publicité

Le PM : ?La France se donne de la peine pour nous aider?

27 mars 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Premier ministre s?envole demain soir pour une visite officielle de trois jours en France. Au menu de ses discussions, une aide économique pour faire face aux ?chocs? que nous subissons : la facture des produits pétroliers, la situation dans le secteur du textile et celle du marché du sucre au sein du Conseil européen. Il sera aussi question de la sécurité du territoire. Une délégation du secteur privé accompagne Navin Ramgoolam lors de ce déplacement.

Au bâtiment du Trésor, la liste finale des rendez-vous n?est pas encore au point. Des modifications doivent être apportées après la décision du Premier ministre de reporter son départ afin de rendre hommage à feu Sir Satcam Boolell à l?Assemblée nationale demain matin.

?C?est une visite officielle très importante. La France se donne de la peine pour nous venir en aide?, a affirmé le Premier ministre à Clarisse House, après sa rencontre, hier après-midi, avec des Chagossiens.

Le programme initial prévoyait la visite du 29 au 31 mars. Le Premier ministre devait rencontrer, outre le président de la République française, d?autres personnalités politiques au pouvoir, dont des ministres.

Économie locale et mondialisation

La rencontre avec Jacques Chirac aura lieu mercredi, à l?Elysée. L?économie locale et la mondialisation seraient les principaux thèmes à l?agenda. Navin Ramgoolam, après un point sur la situation économique du pays, sollicitera le soutien de la France. Il évoquera également les problèmes rencontrés par les petits Etats insulaires dans le contexte économique mondial actuel.

A propos de la réforme du régime sucrier européen, le soutien français est recherché pour épauler Maurice et les pays Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) producteurs de sucre. Le lobbying en cours ? le ministre des Finances, Rama Sithanen est à Bruxelles ? cherche à obtenir une enveloppe annuelle de 200 millions d?euros sous forme de mesures d?accompagnement. Et il est question que le seuil de 15 % par pays, qui porte préjudice à Maurice, sera enlevé.

Navin Ramgoolam et sa délégation, dont Rama Sithanen et Madan Dulloo, ce dernier ministre des Affaires étrangères, auront des séances de travail avec des membres du gouvernement français. Ils rencontreront tour à tour, Nicolas Sarkozy, ministre de l?Intérieur, pour aborder la réorganisation de la sécurité du territoire ; Thierry Breton, ministre des Finances ; Philippe Doust-Blazy, ministre des Affaires étrangères (qui offrirait un dîner en honneur de la délégation), et Brigitte Girardin, ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la francophonie. Une rencontre avec Jean-Luc Debré, président de l?Assemblée nationale, figure aussi au programme initial des visites.

L?ensemble de la délégation mauricienne devrait aussi rencontrer le patronat français, le Mouvement des entreprises de France au cours d?un petit-déjeuner de travail. Dans cette optique, des représentants du Board of Investment sont déjà dans la capitale française pour préparer l?interaction avec les industriels français susceptibles d?investir à Maurice.

Comme dans tous les pays étrangers où Maurice a une représentation diplomatique en permanence, le Premier ministre aura des rencontres informelles avec les Mauriciens établis en France. A noter que l?ambassadeur désigné pour la capitale française, Jacques Chasteau de Balyon, a obtenu son accréditation de la France. Il fera également partie de la délégation que dirige Navin Ramgoolam.

FINANCER LA RESTRUCTURATION

Sithanen en quête de fonds

■ La capitale française sera le deuxième arrêt de Rama Sithanen, ministre des Finances, dans sa recherche de fonds importants (Rs 150 milliards) pour la restructuration économique du pays au cours des dix prochaines années. Si l?état et le secteur privé y participent, une bonne part de ce montant proviendrait des bailleurs de fonds étrangers, à l?instar du fonds géré par la commission européenne. En mission à Bruxelles, en Belgique, depuis mardi, Rama Sithanen a rencontré le commissaire européen au Développement, Louis Michel, pour discuter des possibilités de financement sous le 10e Fonds européen de développement, qui reste une source potentielle. Avant de prétendre à ce financement, le pays devra présenter, d?ici juillet, un document sur la stratégie du pays, évoquant les réformes voulues ainsi que les grandes lignes de l?action budgétaire. Comme l?a souligné le ministre des Finances, dans une récente déclaration à ?l?express?, ?la première priorité est la consolidation fiscale. Il nous faut réduire le déficit budgétaire, car si nous ne le faisons pas, nous allons droit dans le mur. Si nous ne faisons rien il arrivera un point où nous ne pourrons même plus assurer les services sociaux de base. La réduction du déficit va de pair avec la réduction de la dette?.

Publicité