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?Je n?ai pas peur?
Que représente cette place en finale des Commonwealth ?
C?est le plus grand moment de ma carrière. C?est d?autant plus important que j?atteins la finale pour ma première compétition internationale après ma suspension de 18 mois. Je remercie Dieu pour cela.
À quel moment saviez-vous que vous irez le plus loin possible dans la compétition ?
Depuis le stage au Botswana le mois dernier, j?avais senti comme un frémissement, comme une force qui m?habite. Je ne pensais pas alors que j?allais être en finale. Disons qu?après les deux premiers tours ici à Melbourne, je savais que la finale était à ma portée.
Comment abordez-vous cette première finale d?une compétition d?envergure ?
Avec tout le sérieux voulu. Il y a une grande solidarité entre nous. La famille à Maurice n?a cessé de nous envoyer des messages à Giovanni et à moi. Nous savons que le peuple mauricien est derrière nous et cela nous encourage.
Buckland a raté l?or de près en athlétisme. Le peuple mauricien peut-il s?attendre à ce que vous lui rameniez cette précieuse médaille ?
En boxe, il est difficile de promettre un résultat. Je peux par contre promettre une chose aux Mauriciens : je ferai un grand combat. La couleur de la médaille, je la découvrirai en même temps que vous.
Vous êtes si près de rejoindre Richard Sunee dans l?histoire. Cela ne met-il pas une pression supplémentaire ?
Pas du tout. Je me considère déjà dans l?histoire depuis l?assurance d?obtenir le bronze en demi. Pour moi, cette finale c?est comme si la compétition ne débutait que maintenant. Je remets le compteur à zéro et je vais tout faire pour réussir.
À quoi attribuez-vous ce retour à votre meilleur niveau après une année et demie de suspension ?
Pendant mes 18 mois de suspension, je me suis entraîné à Plaisance avec Roméo Caliste. Il ne m?a pas laissé tomber et il m?a motivé. Ma famille, ma femme et mes enfants étaient également là pour moi, tout comme Giovanni Frontin et le ministre Rama Valayden. J?ai persévéré et je savais que tôt ou tard mon heure allait venir. Je crois en Dieu et je le remercie tous les jours pour ce qui m?arrive.
Votre adversaire du jour vous inspire-t-il la peur ou le respect ?
Je ne crains pas mes adversaires. Des fois cela arrive qu?on pense au combat le soir et qu?on a une appréhension. Mais une fois sur le ring, la peur, il faut la laisser derrière. Je n?ai peur de rien avec la population de Maurice derrière moi.
Un message particulier à faire passer ?
Oui, je demande à tous les Mauriciens de nous encourager et de se tenir la main pendant nos combats.
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