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La chasse aux souvenirs
<B>“Jarhead”
La fin de l’innocence</B>
Anthony Swofford, fils et petit-fils de militaires, vient tout juste de fêter ses vingt ans en cet été 1990. Malheureusement pour lui, la Guerre du Golfe vient d’éclater et il est envoyé dans le désert saoudien. Son bataillon de Marines est parmi les premiers à se déployer dans cette aride et immense étendue de sable.
Pour ces jeunes déracinés, gavés d’images et de phraséologie guerrières, ivres de rock et de bière, commence alors la longue et dérisoire attente d’un ennemi fantôme.
La peur, l’épuisement, l’ennui, les frustrations lancinantes et les tensions extrêmes s’additionnent dans un climat de plus en plus délétère et explosif. Mais pourtant, dans cet endroit austère naîtront de surprenantes et inaltérables amitiés entre compagnons d’armes liés par le vieux serment des marines.
Jarhead qui littéralement veut dire “tête de jarre”, est le nom que se donnent les marines entre eux. Le mot renvoie à la coupe de cheveux qui leur confère une allure si caractéristique.
Ce film est une adaptation du livre éponyme d’Anthony Swofford publié aux États-Unis en 2003. Ancien marine, l’auteur y raconte ses expériences lors de la première guerre du Golfe, pendant l’opération Tempête du désert.
Pour Sam Mendes, le réalisateur, il voulait d’un film de guerre très différent de tous les autres films traitant du thème de la guerre. Il s’explique : “A ma première lecture du livre d’Anthony Swofford , j’ai surtout été sensible à son approche subjective de la guerre, vue à travers les yeux d’un homme à la recherche de lui-même. J’ai été passionné par le mélange de ma-chisme, d’humour, de situations surréalistes, et d’observations politiques très pointues. Ce récit de guerre, qui ne ressemblait à aucun autre, nous parle d’une guerre qui ne ressembla à aucune autre.”
Privilégiant des conditions climatiques proches de celles du désert saoudien, l’équipe du film a, lors du tournage, rencontrée bien des contraintes. Intempéries, tempêtes de sables, et froid glacial nocturnes sont ainsi venus perturber le travail des comédiens et des techniciens...
Une équipe principalement masculine comme l’explique Peter Sarsgaard : “J’avais déjà travaillé au milieu de groupes exclusivement masculins, où se nouent de forts liens de solidarité. Mais ici, c’est toute l’équipe, à l’exclusion de la scripte et de deux ou trois autres femmes, qui était masculine. Même les coiffeurs et maquilleurs étaient des hommes. Cela devient vite insupportable car on se lasse des grosses blagues machistes qui tournent autour de la violence et du sexe. Des factions se forment, des bagarres éclatent. Je n’avais jamais vu autant de disputes – ni autant d’amour – sur un tournage.”
<B>“Munich”
Terrorisme et représailles...</B>
Septembre noir, un commando de l’organisation palestinienne s’introduit dans le village olympique dans la nuit du 5 septembre. Il force l’entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme.
Le gouvernement de Golda Meir, après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d’otages, monte une opération de représailles sans précédent, baptisée Colère de Dieu. Avner, un jeune agent du Mossad, prend la tête d'une équipe de quatre hommes.
Ils sont chargés de traquer à travers le monde onze représentants de Septembre noir désignés comme responsables de l’attentat de Munich. Pour mener à bien cette mission ultrasecrète, les cinq hommes devront vivre en permanence dans l’ombre...
<B>“Malamaal Weekly”
Les rouages de la fortune</B>
Malamaal Weekly conte le quotidien difficile des habitants d’une petite ville. Touchés par la pauvreté, de mauvaises récoltes et vivant entre les griffes de Karamkali, un prêteur sur gages peu scrupuleux, ces habitants arrivent difficilement à arrondir leur fin de mois.
Lilaram, un des habitants, possède un petit business. Il vend des billets de loterie et un soir, en regardant la télé, il apprend qu’il a vendu l’un des numéros gagnants.
L’heureux propriétaire du billet doit toucher la fabuleuse somme d’un million de roupies (indiennes). Comme la majorité des habitants ne possèdent pas de télé et ne sont pas éduqués, Lilaram sait qu’il est le seul à détenir la nouvelle !
Il décide alors d’organiser une fête pour les 105 clients qui ont acheté les billets de loterie chez lui. Au fait, criblé de dettes, il veut tout faire pour récupérer le billet gagnant.
Fin manipulateur et extrêmement rusé, il convie ses 105 clients sur la seule condition que ces derniers présentent leur billet de loterie. Tous se présentent à l’exception de l’ivrogne du village, Anthony. Déterminé de récupérer le billet, Lilaram décide de se rendre chez lui.
Et là, l’horreur. Il découvre le vieil homme mort devant sa télé, avec le billet en main. Alors va se déclencher toute une série de circonstances, les unes plus drôles et plus que les autres. Tous voudront récupérer le fameux billet pour devenir millionnaire.
<B>Faits inspirés de la réalité</B>
Steven Spielberg s’est basé sur des faits réels pour la réalisation de son film. 11 athlètes israéliens de l'équipe olympique sont assassinés le 5 septembre 1972 par un commando terroriste palestinien appelé “Black September” durant les Jeux Olympiques d'été de “Munich”. Ce commando est composé de fedayins palestiniens, recrutés pour la plupart dans les camps de réfugiés de Jordanie, de Syrie et du Liban.
Ils réclament la libération de 234 prisonniers palestiniens, ainsi que celle des terroristes allemands Andreas Baader et Ulrike Meinhof. Le gouvernement israélien décide de riposter, d'une part à travers une série de bombardements, le 9 septembre, sur les bases syriennes et libanaises de l'OLP, d'autre part en mettant sur pied une mission secrète en vue de l'élimination des membres de l'organisation “Septembre noir”. Cette traque, relatée dans “Munich”, se solda par l'exécution de 13 hommes. Plus de trente ans après, polémiques, doutes et zones d'ombres subsistent autour des équipes d'exécuteurs : leur existence a toujours été niée par le Mossad, mais de nombreux témoignages ont fourni des détails très précis sur le déroulement de cette opération baptisée “Colère de Dieu”.
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