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Pour sortir de l?impasse?

23 mars 2006, 00:00

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?Nu finn fatigue vivre dan ghetto ici. Nou diman Premier ministre vinn libere kot nou été avant qui nou mort en, soir ici?. C?est le cri de détresse de Jaywantee Akalwa, habitante de Rivière-des-Créoles. Avec Pushmatee Etwaree, une septuagénaire, et Roshan Etwaree, elle réclame l?intervention de l?Etat pour faire asphalter un lopin de terre qu?elles mettront gratuitement à sa disposition. Ces familles habitent dans cet endroit pendant plus de trente ans. Elles sont propriétaires de leurs maisons, mais elles en ont marre de patauger dans la boue avec leurs enfants en bas âge pendant les inondations qui transforment leur maison en de véritables bourbiers pendant la saison pluvieuse. Il y a aussi le danger que représente la rivière à proximité de leurs maisons et les conséquences que cela peut avoir le soir en l?absence de points de lumière.

?Zope atan qui ena mort apre pou arrange ene pont?.

Selon Jawantee, quelques jours avant les dernières élections générales, des officiers de la Nattional Development Unit sont venus constater l?ampleur du problème. ?Depuis, on ne les voit plus. Il faudra attendre quatre ans encore? , ironise une voisine de Jawantee.

Celle-ci a le sentiment qu?elles ont été complètement oubliées par les députés de cette circonscription, qui pendant les élections générales leur avaioent promis monts et merveilles. ?Si Premier ministre vient nous rendre une visite un soir, il sera étonné de voir que des Mauriciens vivent encore dans des conditions aussi inhumaines?, soutient Indranee Chuttoo, mère de famille. Comme sa belle-s?ur Karoona, elle travaille dans un snack à Mahébourg jusqu?à 22 heures. ?C?est un véritable martyr quand il pleut. Le véhicule qui les ramène chez eux doit les déposer sur la route principale en l?absence d?une rue, d?un chemin carrossable. Maintenant, nos enfants doivent se rendre à l?école et quand ils retournent, ils courent le risque d?être emportés par le courant qui traverse sous le pont, qui se trouve à proximité de leurs demeures. Nos enfants sont perpétuellement en danger. Qui s?en soucie ?? s?interroge la veille Pushmatee .

Indranee se rappèle qu?un écolier a dû retourner chez lui. ?Son prof lui a dit de bien se laver avant de venir en classe car ses vêtements étaient couverts de boue?.

La malchance n?arrête pas de poursuivre les cinq familles qui habitent dans cette région. Malgré la publicité faite pour éviter toute propagation du chikungunya, elles ont été complètement ignorées lorsque le service sanitaire est passé dans les parages pour l?épandage d?insecticides. ?Certains ont refusé de faire le travail et les éboueurs n?ont pas voulu enlever les tonnes d?ordures accumulées depuis décembre?. Les familles Etwaree et Akalah ne sont pas à leur première démarche pour attirer l?attention sur leur sort.

En avril 2005, elles ont adressé une lettre à Rajesh Bhagwan, ex-ministre de l?Environnement dans laquelle elle a écrit que ?we have been here since the past thirty years.The access to our house has always been an unasphalted lane of four hundred metres through sugar fields. The situation caused us much trouble,mainly at night and during rainy weathers when we have no alternative but to pass through the muddy water pools to get to the main road, even in case of emergency, we don?t have any taxi?.

Une partie de ping pong qui n?en finit pas. Les habitants lancent un appel désespéré au Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, pour qu?il régle, une fois pour toutes leurs problèmes.

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