Publicité
Le gouvernement se dit ?ouvert au dialogue?
Par
Partager cet article
Le gouvernement se dit ?ouvert au dialogue?
Le premier ministre, Dominique de Villepin, a réuni à Matignon un séminaire gouvernemental pour discuter principalement du CPE. ?Nous sommes tous ouverts au dialogue?, a-t-il déclaré à la presse à l?issue de cette réunion. ?Nous sommes tous mobilisés pour répondre aux inquiétudes des jeunes et mieux les accompagner vers l?emploi?, a indiqué le premier ministre sur le perron de Matignon, s?adressant à des journalistes.
Selon Gilles de Robien, ministre de l?éducation nationale, ?l?objectif de cette réunion, c?était de toujours trouver les meilleurs moyens, les meilleurs chemins pour permettre aux jeunes d?accéder à l?emploi?. ?On a eu un vaste échange extrêmement constructif, très cohérent entre nous, sur ce thème?, a-t-il ajouté.
?Se méfier des casseurs?</B>
Réunis à Nantes, les présidents d?Université ont appelé ?au dialogue et souhaité que le gouvernement fasse un effort pour ce dialogue, que le premier ministre en particulier renoue le dialogue avec les organisations syndicales étudiantes?, selon Yannick Vallée, vice-président de la Conférence des présidents d?Université (CPU).
Dans la soirée, une cinquantaine d?étudiants anti-CPE se sont regroupés aux abords de la place de la Sorbonne après une incursion de quelques heures dans le quartier voisin du Châtelet. Peu avant 21 heures, ce petit groupe a entamé un sit-in sur le boulevard Saint-Michel sous la surveillance des CRS.
Plus tôt, le ministre de l?intérieur, Nicolas Sarkozy, avait demandé aux policiers et gendarmes qui étaient de service hier lors des manifestations contre le CPE d?être ?des exemples de retenue, de sang froid et de strict respect de la déontologie?. Il avait reçu également les responsables des services d?ordre de syndicats étudiants et salariés à qui il avait dit vouloir ?maintenir le fil du dialogue? mais il les avait aussi appelés ?à se méfier des casseurs?.
Les syndicats étudiants (UNEf, Confédération étudiante, collectif des Staps), lycéens (Fidl, UNL) et salariés (CGT, CFDT, FO) étaient représentés à cette réunion avec le ministre de l?intérieur.
<B>L?opposition au blocage grandit</B>
Interrogé par l?AFP, Bruno Julliard, le président de l?Unef, a expliqué qu?hier, les étudiants anti-CPE ?ont fait en sorte que chaque université parte en cortège de son campus? avec son propre service d?ordre.
Par ailleurs, six étudiants interpellés mardi à la suite d?affrontements avec des policiers dans le Quartier latin devaient être présentés mercredi soir au parquet de Paris.
La mobilisation étudiante était toujours vive mercredi : elle concernait 51 universités sur 84 selon le ministère de l?éducation, 59 selon l?AFP et 64 selon l?UNEF.
L?opposition au blocage des universités grandit également. Dès le début du mouvement, des affrontements se sont produits dans les assemblées générales entre partisans de la grève et opposants.
À Tours 3 918 étudiants ont voté, mercredi, en faveur de la reprise des cours, 500 ont voté contre lors d?un vote à bulletin secret que les anti-CPE ont qualifié d?illégitime ce qui les a conduits à poursuivre le blocage du site des Tanneurs, le principal à Tours.
<B>©2006 Le Monde
News Service. Distribué par The New York Times Syndicate</B>
<B>?C?est vrai que j?ai voulu aller vite? sur le CPE, concède Dominique de Villepin</B>
■ Dans un entretien à l?hebdomadaire Paris Match paru hier, Dominique de Villepin reconnaît qu?il a ?voulu aller vite? sur le contrat première embauche (CPE). ?Maintenant, il faut expliquer et convaincre. Je le ferai jusqu?au bout parce que je crois en cette mesure?, déclare-t-il. Ces propos, tenus vendredi 10 mars, s?inscrivent dans le cadre d?un reportage sur plusieurs semaines consacré au premier ministre et intitulé ?A Matignon, le professeur Villepin...?
Excluant visiblement de reculer sur un dispositif qu?il a lui-même concocté, M. de Villepin affirme que ?ce qu?il y a de plus important, c?est la volonté, la décision? et que ?le pire serait la fatalité?. Le chef du gouvernement, qui voudrait ?que l?on n?oublie pas qu?il était déjà le premier ministre au moment de la crise des banlieues? en novembre 2005, estime qu??en politique, on reçoit beaucoup de coups? et qu?il ?faut savoir encaisser?.?J?ai pour précepte dans la vie de ne jamais céder à la ranc?ur, avec elle on ne se grandit jamais, on s?aigrit. Il n?y a pas de place en moi pour l?amertume et le regret?, déclare-t-il encore. Il revient également sur ses relations avec le président de la République : rappelant qu?il a ?vécu aux côtés de (Jacques) Chirac toutes les difficultés? ? dissolution ratée de 1997, cohabitation avec Lionel Jospin (1997-2002) ? il explique : ?Nous n?avons pas besoin de nous dire les choses, nous nous comprenons?.
Publicité
Publicité
Les plus récents