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La visite de Kofi Annan :un signe de reconnaissance
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La visite de Kofi Annan :un signe de reconnaissance
Si les partisans du pouvoir considèrent la visite de Kofi Annan comme une victoire du régime, l?opposition, elle, y voit une volonté d?occulter certains événements survenus lors de la crise de 2002.
Hier, le secrétaire général de l?Organisation des Nations unies (ONU) a débarqué dans la capitale. Depuis l?annonce de cet événement, toutes les forces vives de la nation se sont préoccupées.
C?est tout à fait normal dans la mesure où c?est la première fois dans l?histoire que le numéro un de cette institution internationale visite le pays. Pour les observateurs politiques, c?est le contexte même de ce périple qui retient le plus attention.
L?information émanant de la présidence de la République affirme que cette visite fait suite à l?invitation lancée par le président de la République Marc Ravalomanana. Elle entre dans le cadre de la tournée africaine de Kofi Annan. En premier lieu, cette visite rappelle les moments difficiles traversés par le pays en 2002.
La crise électorale qui a conduit le candidat Marc Ravalomanana à la présidence de la République avait été fortement critiquée par l?Onu. Le motif avancé était le respect de la démocratie qui exige une alternance de pouvoir par une élection démocratique. Cette institution n?a reconnu le pouvoir de l?actuel chef de l?État qu?après l?investiture du 6 mai. À partir de ce moment, le pays a eu du mal à se positionner sur l?échiquier mondial.
Pour les partisans du régime en place, cette visite signifie le raffermissement du pouvoir. Le président de l?Église FJKM, Lala Rasendrahasina y voit une double importance. ?Elle constitue une consécration pour Madagascar sur le plan international et en second lieu, une signification que Kofi Annan s?intéresse de près à la société malgache ainsi qu?à son évolution?.
D?une manière générale, ce soutien de l?Onu au régime en place n?est plus à démontrer. Tous ceux qui ont pris la parole à la première revue de la mise en ?uvre du Plan cadre des Nations unies pour l?assistance au développement tenue au Hilton Madagascar, lundi, l?ont réitéré. ?Madagascar est le premier pays bénéficiaire de ce programme?, affirme le ministre de l?Economie, des Finances, et du Budget, Benjamin Andrimparany Rada-vidson. S?étalant pour cinq ans (2005-2009), ce programme est financé par les Nations unies à hauteur de 175 millions de dollars US soit Ar 350 milliards.
Du côté de l?opposition, le débat tourne autrement. Souhaitant rencontrer cette haute personnalité, ses dirigeants trouvent une certaine violation de l?un des principes de cette institution qui est la prévention de conflit.
?En cette période préélectorale, si le secrétaire général de l?Onu ne rencontrera pas les partis de l?opposition, cela signifie qu?il veut occulter les réalités du pays?, déplore Saina Michel, un baron de l?Arema. D?après lui, les plaies de la crise 2002 ne sont pas encore cicatrisées. ?À cela s?ajoutent la violation de la constitution et la gabegie pratiquée par le régime actuel?.
<B>Prévention de conflit</B>
Le régime en place tarde à rétablir le gouvernorat au niveau des provinces autonomes. Il en est de même la mise en place de régions dont les chefs sont nommés par décret au lieu d?être élus.
Il met alors en doute la transparence des futures élections parce que ?le pouvoir s?y positionnera en tant que juge et partie. N?oubliez pas que c?est le conseil de sécurité de l?Onu-même qui a condamné l?investiture du 22 février 2002 car il n?a pas reconnu sa légalité?, a-t-il rappelé.
?Si la situation qui prévaut à l?heure actuelle perdure, la crise 2002 risque de se produire. C?est pourquoi, nous souhaitons rencontrer Kofi Annan pour qu?il ne se contente pas d?écouter un seul son de cloche?.
Pour l?opposition, son absence au programme de la visite de Kofi Annan dans le pays démontre un parti pris pour le régime en place. La mission de l?Onu consistant en premier lieu à la prévention de conflit.
<B>Teholy MARTIN</B> <I>L?express de Madagascar</I>
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