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Les parents d?un élève brutal condamnés à Rs 50 000 de dommages
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Les parents d?un élève brutal condamnés à Rs 50 000 de dommages
Osman et Karimah, parents d?un élève qui brutalisait régulièrement un de ses camarades de classe, ont été condamnés à payer des dommages de Rs 50 000 aux parents de la victime. Ainsi en a décidé la cour intermédiaire.
A l?audience, Mary Frances, mère de la victime, raconte : son fils fréquentait l?école Philippe Rivalland. Quand il était en Standard III, le fils d?Osman et de Karimah a commencé à le brutaliser. Celui-ci le frappait, lui volait ses cahiers, lui pinçait son pénis et lui déchirait sa chemise.
Malgré ses plaintes répétées auprès de la maîtresse d?école, aucune sanction n?était cependant prise. La police en fut avertie et une enquête engagée. L?élève agresseur se calma alors pendant deux ans.
Surmonter la peur
Toutefois, les agressions ont recommencé en Standard VI. Les nombreuses protestations de Mary Frances auprès de l?établissement scolaire étant restées vaines, elle a de nouveau porté plainte à la police. Cette mère précise que son fils était non seulement affecté physiquement et moralement, mais que ses performances scolaires avaient baissé. Il en était à ne plus vouloir aller à l?école de peur d?être frappé.
Mary Frances raconte aussi qu?elle a dû demander à un psychologue de suivre son fils pour l?aider à surmonter sa peur. Elle a produit deux rapports médicaux du Dr Dominique Li Kim Mui, psychologue, en cour. Ces documents attestent que la victime montrait toujours des signes de traumatisme, qu?il faisait souvent des cauchemars et qu?il souffrait d?un manque d?appétit. Le garçon avait aussi peur de se retrouver seul.
Ce procès a nécessité plusieurs audiences mais les défendeurs ne s?y sont pas présentés. Ils n?ont pas réfuté la version des plaignants. A ce propos, la magistrate Nirmala Devat-Oogarah, qui présidait, écrit dans son jugement : ? (?) the non appearance of the defendants in court when they were fully aware of the nature and the contents of the plaint lodged against them, and their lack of interest in the case are quite disquieting. It is also a pity that the defendants have not shown any concern either for their son?s abnormal and destructive nature or to (NdlR : la victime) troubles?. Plus loin, la magistrate cite une affaire précédente dans laquelle la cour avait déclaré que le père d?un enfant fautif devait démontrer qu?il n?était pas coupable de ?faute d?éducation? ni de ?faute de surveillance?. Cette cour se référait à la note 98 de Dalloz et stipulait en outre que le père devait prouver ?qu?il a assidûment surveillé la conduite de son fils et qu?il s?est appliqué, par une bonne discipline domestique, à réprimander ses mauvais penchants??.
Les plaignants étaient représentés par Me Dick Ng Sui Wa, avocat, et par Me Christophe Ohsan-Bellepeau, avoué.
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