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Une nouvelle structure pour la détection

13 mars 2006, 20:00

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Pour assurer l?avenir du tennis mauricien, il est impératif d?identifier de jeunes talents. Pour ce faire, la Fédération mauricienne de tennis (FMT) voudrait adopter la School Tennis Initiative (STI) qui est un programme de développement élaboré par la Fédération internationale de tennis (FIT). Sami Sidia, officier de développement de l?instance mondiale du tennis, était à Maurice du 4 au 9 mars dernier afin d?aider à la relance de ce projet.

Introduite en 1999 grâce à un partenariat entre le ministère de la Jeunesse et des Sports, celui de l?Éducation et la FMT, la STI avait été supprimée trois ans plus tard.

Après une première réunion positive avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, le 6 mars, Sami Sidia n?a malheureusement pu s?entretenir avec le ministre de l?Éducation, Dharam Gokhool. ?Notre demande pour un entretien avec le ministre n?a pas été acceptée?, regrette le secrétaire général de la FMT, Akhtar Toorawa.

?Mais que Sylvio Tang se soit montré favorable à la relance du projet est déjà un bon départ. Je me souviens qu?à l?époque où le programme était en place, ce fut un succès?, ajoute Sami Sidia.

<B>Les écoles sont idéales</B>

L?envoyé spécial de la FIT a bien raison. Des jeunes talents comme Ananda Sawmynaden, Christelle Lee Sik Yee et Abdullah Toorawa, entre autres, ont été découverts à travers ce programme.

En lançant la STI en 1996, l?instance suprême du tennis mondial ambitionnait d?initier 350 000 jeunes à la discipline annuellement à travers le monde. Depuis l?adoption du programme, plus de trois millions d?enfants du cycle primaire âgés entre 6 et 11 ans de 80 pays ont découvert le tennis.

À Maurice, le programme a été lancé en 1999 dans 50 écoles primaire. ?Des équipements d?une valeur de Rs 200 000 ont été offerts au ministère de l?Éducation. Des moniteurs furent formés. Des enfants de la quatrième et de la cinquième ont, alors, eu l?opportunité de découvrir le tennis?, explique le secrétaire général de la FMT, Akhtar Toorawa.

Pour le directeur technique national (DTN), Philippe Lemoine, les écoles sont idéales pour détecter les futurs champions mauriciens. ?Nous voudrions rendre le tennis accessible à la masse?, dit-il.

Dans un premier temps, la direction technique nationale voudrait commencer à introduire le programme dans huit à dix écoles primaires. ?Contrairement à 1999, nous voulons mettre l?accent sur la qualité plutôt que la quantité. Dans quatre ans, nous aurons atteint un nombre satisfaisant?, ajoute Philippe Lemoine.

Pour la deuxième partie du programme, la Performance Tennis Initiative (PTI), la FMT aura besoin de la collaboration du Comité national olympique mauricien (CNOM). ?La PTI est un suivi de la STI. Les meilleurs joueurs détectés dans les écoles devraient avoir accès à un entraînement de haut niveau au centre national de formation qui existe depuis trois ans?, explique Philippe Lemoine.

La FMT espère une aide de 12 000 dollars. ?L?aide financière devrait nous permettre d?avoir les moyens de devenir plus autonomes?, lance le DTN. Ce soutien serait possible sous le Talent Identification Grants. Sami Sidia a eu l?opportunité de rencontrer le président du CNOM, Chintamum Ramboccus, à cet effet mercredi dernier

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