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« Albopictus », le vecteur qui fait peur...

26 février 2006, 00:00

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Les moustiques de la famille Aedes sont des vecteurs de maladie en Afrique sub-saharienne. Et le virus du chikungunya ne peut être transmis que par son vecteur, l?Aedes Albopictus, cousin de l?aegypti qui, lui, transmet la dengue. Officiellement éradiqué à Maurice dans les années 50, il a fait son come-back vingt ans après et est aussi présent à Rodrigues.

Seule la femelle pique car elle a besoin de sang pour la maturation de ses ?ufs. La reproduction se fait en eau claire et un rien lui suffit pour y faire son nid : canette broyée, un vase à fleurs, les branches d?un bananier ou d?un ravenala, voire au pied des « brèdes songes ».

Connu comme le Tigre d?Asie vu ses rayures blanches, il passe à l?attaque en début de journée et en fin d?après-midi. Son champ d?action est limité à 200 mètres. Les femelles sont infectées au virus du chikungunya si elles piquent un sujet atteint. Si les autorités réunionnaises avaient entrepris une campagne de démoustication bien avant, elles n?en seraient pas là ces jours-ci.

L?Albopictus est présent dans au moins 866 pays d?après le Center for Disease Control and Prevention (CDC) américain. Et il a tendance à s?étendre selon les entomologistes mauriciens qui avaient tiré la sonnette d?alarme en 2003. Il fait le tour du monde à travers des pneus usagés importés.

Aux États-Unis, cinq arbovirus ont été isolés à partir de l?Albopictus. L?un d?eux pouvait provoquer un encéphalomyélite, une infection du cerveau et de la moëlle épinière, chez l?homme. Il peut piquer huit personnes en une journée et vit deux mois. S?il transmet le virus du Chikungunya, le service virologique peut le confirmer en l?espace de 2 à 5 jours. Une contre-expertise est effectuée dix jours après pour vérifier si le test est négatif.

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