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Droits des suspects : Bonnes intentions à concrétiser !
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Droits des suspects : Bonnes intentions à concrétiser !
Quelques heures avant que la Commission des droits humains ne remette son rapport au ministre de la Justice et au DPP, l?association Right Now ! formulait, face à la presse, des propositions pour « un système pénal plus attentif au respect des droits humains ».
Dans un document remis aux autorités, Right Now ! avance, avec raison, que « lorsqu?une personne est poursuivie en justice pour une infraction pénale ou est arrêtée pour être interrogée, elle est directement aux prises avec les services de l?État. Ainsi, le traitement qu?elle reçoit ou subit, démontre de façon extrêmement concrète jusqu?à quel point l?État respecte les droits humains ».
Après réception du rapport de la Commission, le ministre de la Justice a tout de suite enchaîné que le gouvernement ira au-delà des recommandations de la Commission.
Ainsi, selon Rama Valayden, les séances d?interrogatoire des principales enquêtes criminelles devront, à partir du début de mars, se dérouler sous caméra vidéo. Et un Code of Practice sera établi pour guider les policiers sur les différentes étapes suivant l?arrestation d?un présumé accusé. Hier, lors d?une rencontre avec le ministre de la Justice, Right Now ! a abondé dans le même sens, plaidant aussi pour une meilleure communication des principaux droits du suspect (droit de garder le silence, droit d?avoir un avocat) et pour un examen médical avant et après un interrogatoire. « Désormais nous attendons que les bonnes intentions énoncées hier (samedi) se traduisent dans la réalité», insiste Right Now !
La démarche convergente des autorités et de Right Now ! d?informer le public, à travers la distribution des copies de la Constitution et des manifestations de rue, sur ses droits est à saluer. Un peuple informé ne sera point opprimé, dit-on?
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