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Quelque 140 cas suspects

8 février 2006, 20:00

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Le ministère de la Santé encourage les Mahébourgeois à se rendre à l?hôpital dès qu?ils ressentent les symptômes pouvant être ceux du chikungunya.

?Il est important qu?ils s?y rendent pour que le ministère puisse compiler toutes les données et enregistrer le nombre de patients qui se rendent à l?hôpital et pour identifier les régions les plus affectées,? conseille un haut cadre du ministère.

Pour éviter la propagation de cette maladie qui a provoqué une certaine psychose dans le village de Mahébourg, le ministère poursuit toujours sa campagne de démoustication avec la pulvérisation de produits insecticides dans les endroits où habitent ceux qui ont été déjà contaminés. Selon les spécialistes, c?est en éliminant le vecteur de la maladie, le moustique, Aedes Albopictus, qu?on peut la prévenir.

Il nous revient des mêmes sources, que Roger Fayd?herbe, la compagnie avec laquelle le ministère a loué un fogging apparatus pour éviter la propagation, met sa section de formation actuellement à la disposition des officiers du ministère de la Santé pour l?utilisation de ce genre d?appareils. ?Nous déployons tous les moyens pour combattre cette maladie?, explique-t-on au ministère.

Georges Ah-Yan, président des Forces vives de Mahébourg et conseiller de ce village, est lui d?un autre avis. Il arpente depuis dimanche le terrain pour suivre l?évolution de la maladie. Il est inquiet, dit-il, étant donné le nombre de cas enregistrés chaque jour à l?hôpital de Mahébourg où il passe une bonne partie de sa journée à parler aux patients et avec le personnel médical. Il parle de psychose?

?Il faut absolument démoustiquer la cour du musée de Mahébourg et la rivière Tombeau qui se trouve tout juste à l?arrière de l?hôpital. Ces sont deux gîtes larvaires potentiels qu?il faut détruire pour éviter la prolifération On n?a rien vu jusqu?ici?, soutient-il.

Selon le Dr Chandralall Sookram, Regional Public Health Superintendant pour la région de Grand-Port-Savanne, tout est mis en oeuvre pour empêcher la propagation : épandages, conseils et causeries dans la région.

?J?apprécie beaucoup l?effort de la police de l?Environnement qui est venu nous voir pour nous demander d?identifier les endroits qui sont les plus exposés pour qu?elle prenne des actions. La question qu?elle pose est la suivante : est-ce que la police de l?Environnement va poursuivre l?Etat ??

Georges Ah-Yan se demande pourquoi le ministre de la Santé,Satish Faugoo, n?est pas venu à la télévision pour rassurer la population. ?Nu kroir qui ce so devoir pou vinn dire la vérité et dire combien de cas il y a eu?, insiste le conseiller.

Les précautions à prendre

Les conseils suivants sont donnés par les autorités à la population.

Il faut bien nettoyer son environnement immédiat et utiliser des insecticides ou des produits répulsifs sur les vêtements ou la peau. A déconseiller pour les nouveau-nés et nourrissons de moins de trois mois.

Il faut traiter avec des insecticides, les rideaux de porte, de fenêtres et utiliser des moustiquaires, des serpentins de santal et des diffuseurs (vapes). Etant donné que les larves affectionnent les eaux stagnantes, celles accumulées sur les toits des maisons après les pluies ou dans les flaques d?eau dans les cours, dans les pneus et même dans les vases à fleurs, et les seaux,doivent être évacuées. La période d?incubation des larves est de quatre à sept jours.

FIÈVRES

<B>Les symptômes de la maladie</B>

■ Le chikungunya se manifeste par une fièvre élevée, des douleurs articulaires intenses touchant principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges) oedèmes, maux de têtes et éruptions cutanées notamment.

Cette maladie peut évoluer rapidement dans les deux sens vers le meilleur ou le pire. Certains malades ont une bonne réponse à la prise d?anti-inflammatoires non stéroîdiens. Mais ils peuvent aussi évoluer vers une phase chronique marquée par des douleurs articulaires persistantes et incapacitantes qui peuvent durer jusqu?à un an.Toutefois aucun décès directement lié à ce virus n?a été signalé. A ce jour, 136 cas qui s?apparentent au chikungunya ont été enregistrés à l?hôpital de Mahébourg et 6 autres cas suspects ont été référés à l?hôpital de Rose-Belle. Mais il est possible que d?autres patients consultent un médecin dans le privé.

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