Publicité
Allégations de viol à New-Grove : Un suspect arrêté
Par
Partager cet article
Allégations de viol à New-Grove : Un suspect arrêté
Le désaccord entre les Manna et les Savriacooty prend de l?ampleur. La Criminal Investigation Division (CID) de Rose-Belle a appréhendé hier matin Seewoosagur Manna, soupçonné d?avoir violé M.L Savriacooty le 29 janvier. Le suspect, âgé de 27 ans, a été autorisé à regagner son domicile après sa comparution en cour de Mahébourg hier.
Interrogé par les enquêteurs de la CID, Seewoosagur Manna a catégoriquement nié les faits qui lui sont reprochés. Il était accompagné de son homme de loi, Me Ritesh Sumputh. ?Mon client a expliqué à la police avoir fait l?objet de menaces de la part de M.L Savriacooty?, explique l?avocat. Seewoosagur Manna a, en effet, allégué que M.L Savriacooty l?a menacé de loger une accusation de viol contre lui.
Le suspect a comparu au tribunal de Mahébourg sous une accusation provisoire d?attentat à la pudeur. La police n?ayant pas objecté à sa remise en liberté sous caution, il a dû fournir une caution de Rs 5 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 10 000.
Menaces et violences
C?est dans la nuit du 29 janvier dernier que le domicile des Savriacooty, à New-Grove, a été complètement saccagé par un groupe d?individus. Cette démonstration de violence, qui avait secoué tout le village et nécessité la présence des membres de la Special Supporting Unit (SSU), aurait pour origine une mésentente entre les familles Savriacooty et Manna à propos d?une histoire d?interdiction d?accès à un terrain. Les violences de cette soirée-là ont fait sept blessés.
Le couple Savriacooty, qui a emménagé dans sa maison au morcellement Mauripark de New-Grove, il y a deux mois, a pour habitude de faire de la marche à pied les après-midi. Tous deux marchaient donc la veille de leur agression, quand une voiture a foncé droit sur eux et les a évités de justesse. Ils auraient reproché à la conductrice cette conduite dangereuse. Mais, expliquent les Savriacooty, ils devaient, par la suite, subir des menaces de la part d?un groupe de personnes qui leur aurait demandé de quitter la localité.
Témoins
La situation aurait empiré le lendemain après-midi, soit le dimanche 29 janvier. M.L Savriacooty explique qu?elle ramassait des vêtements quand quelqu?un lui a lancé une pierre alors qu?elle avait le dos tourné. Toujours selon les dires du couple, des individus l?auraient peu après encerclé, mais il aurait réussi à fuir en direction du poste de police de la localité. C?est à quelque 500 mètres de là que M.L Savriacooty affirme avoir été violée à même le trottoir, sous le regard des passants. Et le Dr Satish Boolell, médecin légiste qui a examiné la jeune femme enceinte le lendemain, a confirmé qu?il y a bien eu abus sexuel. Le mari a, lui aussi, été agressé. Tous deux déclarent ne devoir leur salut qu?à l?intervention des policiers. Ils ont été transportés d?urgence à l?hôpital Jawaharlal Nehru pour y recevoir des soins.
Les enquêteurs prévoient, pour l?heure, d?interroger d?éventuels témoins de l?agression sexuelle de M.L Savriacooty vu qu?elle se serait déroulée en public.
Publicité
Publicité
Les plus récents