Publicité

Aquilah Abdul Carrim : les deux font la paire

6 février 2006, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?homme d?affaires Rafiq Abdul Carrim et son épouse Shakila ont de quoi être fiers de leurs filles. Il y a dix ans, Shaheena, était lauréate du QEC. Hier, sa benjamine Aquilah, réitérait l?exploit. Classée 309e au CPE à l?école Jules-Koenig, Aquilah a étudié jusqu?en Form V au collège Maurice Curé avant d?effectuer sa Form VI au QEC où elle a trouvé ?des élèves plus motivés pour l?étude?. Si elle a étudié d?arrache-pied, se couchant à 20 heures et se réveillant à 4 heures du matin pour étudier, elle s?est adonnée à la natation en week-end et n?a pas négligé les sorties familiales. Si elle trouve perturbant pour les élèves qu?à chaque changement de régime, il y ait une réforme éducative, Aquilah pense que la compétition est nécessaire pour départager l?élite.

Queen-elizabeth college

Toshima Issur pour la compétition

Originaire de Poudre-d?Or, elle connaît le goût de la compétition car son père Balmick, chef inspecteur aux Impôts, lui a fait quitter l?école primaire de l?Espérance-Trébuchet pour le Piton Government School ?où le niveau de compétition était plus élevé?. De là, elle a rejoint le Beewa Madhoo Government School de Rivière-du-Rempart où elle se classe 116e au CPE. Le trajet de Poudre-d?Or jusqu?à Rose-Hill aurait été épuisant si son père ne la déposait chaque jour à Port-Louis. Il l?a aussi récupéré après ses leçons particulières. Depuis un an, Toshima, 18 ans, s?est imposée un rythme d?études drastique, se couchant à 20 h 30 et se réveillant à une heure du matin pour étudier. Elle s?est tout de même préservée une plage de lecture au quotidien. Ses efforts ont fini par être payants. Elle veut être avocate. Toshima trouve que la réforme Obeegadoo était un gâchis car elle tuait la compétition. Si la réforme de son successeur a l?avantage de la réintroduire, celle-ci doit être saine. L?accent, précise-t-elle, doit aussi être mis sur les filières préprofessionnelles.

Priyanka Kushiram vise

?Médecins sans frontières?

Elle vient de débuter ses études de médecine à l?Université de Bristol et n'est pas encore fixée sur la spécialité qu'elle pourrait choisir dans le futur. Seule certitude: elle ne compte pas revenir à Maurice. ?La perspective de travailler en Angleterre me paraît autrement plus motivante.? Mais ce n'est pas par simple souci carriériste. Et Priyanka Kushiram, qui a eu une expérience dans un orphelinat à Forest-Side, a la fibre ?sociale?: elle voudrait intégrer dans le futur l?équipe de Médecins sans frontières? Classée 586 au CPE et d?abord admise au SSS Gaëtan-Raynal, puis au collège Queen- Elizabeth, Priyanka ne croit pas tellement dans les systèmes éducatifs. Citant l'exemple de la lauréate de l?année dernière du Gaëtan-Raynal SSS, elle explique que ?l'important, c'est de se donner à fond dans ses études?.

Zaynah Mosafer sans pression

Son père, Mustapha, est commissaire aux impôts et sa mère, Vidate, femme au foyer. Son frère aîné, Juneid, a été lauréat du collège Royal de Curepipe en 2000. Zaynah, 18 ans, s?était classée 96e au CPE au SVR Government School. Si elle avoue avoir pris plusieurs leçons particulières en Form VI, elle précise qu?une des journées du week-end était invariablement consacrée à la plage. Zaynah affirme n?avoir pas eu besoin que ses parents lui mettent la pression pour étudier. ?Je me la suis imposée.? La jeune fille veut se spécialiser en économie. Selon elle, la réforme Gokhool nécessite des clarifications. ?Elle pêche par manque de transparence. Il faut pourtant trouver un équilibre entre égalité et élitisme.?

Publicité