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La Citadelle Libérée

3 février 2006, 20:00

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Le public a largement répondu présent à l?appel de la Citadelle nouvelle. Un bon public qui a assisté à toute une série d?activités.

Déjà, tout au long de la journée, le public pouvait venir visiter La Citadelle et revivre son Histoire auprès de guides, formés par l?historien Norbert Benoît. Une exposition sur l?esclavage était aussi proposée.

A la tombée du jour, les spotlights ont coloré le vieux fort et illuminé les hauteurs de la capitale, tandis que les premières notes de musique, du groupe de Toto Lebrasse, commençaient à se faire entendre.

Suivant sur la scène, les chanteuses et danseuses du Groupe Tambours Chagos. La couleur dans les costumes et dans les voix. Elles s?en donnent à c?ur joie et partagent leur bonheur à la foule. Certains, dans les premiers rangs, esquissent quelques pas de danse, selon la place. Un cercle se forme et quelques couples ?battent un séga?, en chantant et dansant à tour de rôle. Jusqu?ici, c?est une ambiance très festive et joyeuse. On fête la liberté.

Devoir de mémoire, les organisateurs ont prévu, de diffuser un extrait d?un documentaire vidéo sur les esclaves marrons. Un temps mort et temps fort de la soirée, pour mieux se souvenir et comprendre l?histoire. Peu d?applaudissements mais une réelle émotion.

Aussi très émouvants, quelques extraits d?une représentation théâtrale de la troupe Carpe Diem. Des jeunes bourrés de talents.

Déjà le matin, à la cérémonie officielle de Pointe Canon, Carpe Diem et les extraits de leur pièce de théâtre, Resistans, écrite par Stanley Harmon, a séduit le public par son originalité et sa sincérité. Réinvités le soir même à participer à la Citadelle, Carpe Diem a fait une même et forte impression sur le public, resté presque sans voix.

En attendant l?arrivée en scène du groupe Ravannes sans Frontières, on ne peut qu?espérer revoir bientôt sur scène les jeunes acteurs de Carpe Diem.

Carpe Diem, une belle et intelligente surprise, au milieu d?un spectacle qui oscille entre variété et tradition. La tradition leur succède justement au programme de la fête, avec le groupe Ravannes sans Frontières et son séga typique, plus ou moins entraînant. C?est bientôt la fin de la fête et l?ambiance est retombée. Pour beaucoup, on attend surtout la venue du groupe Zot Sa, qui se prépare en coulisses.

Quand ils arrivent sur scène, c?est la liesse. Le public a hâte de danser et de s?amuser. Mais c?est compter sans la fatigue. On apprécie mais on ne fête plus vraiment. ça sent la fin.

Nancy Dérougère aura beau y mettre de la voix, la présence de Zot Sa sera simple et sympathique, mais pas euphorisante. On danse un peu sur place.

Mais la fatigue se fait sentir. La gêne aussi. Ainsi l?on peut se demander comment la fête de l?Abolition de l?Esclavage, la fête de la liberté, peut se terminer sur des paroles telles que Batté to mama, batté to papa. Un titre final absolument inapproprié, bien qu?apprécié du public.

S.K.

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