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Une centaine d?enfants du Sud en retard à l?école tous les jours
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Une centaine d?enfants du Sud en retard à l?école tous les jours
Les problèmes liés au transport gratuit sont loin d?être terminés. Entre 100 et 200 enfants arrivent en retard à l?école tous les jours, dans le sud de l?île, depuis septembre. En effet, lorsqu?ils doivent prendre le bus, les receveurs leur interdisent d?entrer. Ou parfois, il arrive que certains autobus continuent carrément leur chemin sans stopper aux arrêts d?autobus.
Les parents de ces élèves sont convaincus que ce problème est la conséquence du transport gratuit mis en place par le gouvernement. Les régions affectées sont Surinam, Riambel et Souillac.
Selon le règlement des écoles, l?heure de la rentrée des classes est 8 h 15. La plupart des écoliers doivent commencer à attendre aux arrêts d?autobus à partir de 6 h 45. Mais la plupart du temps, il n?y a plus de sièges disponibles. Les passagers, y compris les écoliers, doivent alors se mettre debout dans l?autobus. Le problème, c?est que le nombre de personnes pouvant se mettre debout dans les autobus individuels circulant dans cette région ne doit pas dépasser cinq. Tandis que dans les bus de la National Transport Corporation (NTC), le nombre de personnes debout, ne doit pas dépasser 12. Or, il arrive souvent que ces autobus de la NTC aient entre 25 et 30 écoliers qui doivent se mettre debout. Les bus privés quant à eux refusent cela. Car ils estiment que s?ils font un accident, ils ne sont pas couverts par l?assurance.
Les conséquences sont terribles. Les enfants se bousculent pour pouvoir monter dans les bus. Et les receveurs d?autobus sont parfois insolents. D?après des usagers, certains receveurs iraient même jusqu?à se montrer violents. ?Ban controlers bus pouss nou depi dan bus ek zot maltret nou devan tou dimoun ?, affirme Vedsagar Kodoo, élève de Form V du collège Keats.
Punition
Du coup, les élèves doivent attendre les bus suivants. Mais très souvent, même ceux qui passent après sont aussi remplis. Alors, il arrive parfois qu?à 8 h 15 les élèves soient encore en train d?attendre leur bus. Certains doivent donc se rendre à l?école par leur propre transport, en taxi ou en van d?une quinzaine de places.
Lorsque, finalement, ils arrivent à l?école, ils ont déjà raté un cours. Ils sont punis et écopent de retenues de la direction. D?autres sont renvoyés à la maison et les pa-rents sont convoqués.
Maintenant les parents de ces enfants se disent dépassés par la si-tuation. ?Mon enfant doit à chaque fois signer un warning lateness alors qu?il n?y est pour rien. Je trouve cela vraiment injuste ! Surtout quand je sais qu?il attend à l?arrêt d?autobus et que c?est le bus qui refuse de s?arrêter pour le prendre !? déclare Abdool A. Nunnoo, père d?un des écoliers.
De son côté, A. K. Panday, acting traffic manager à la NTC, a réagi. Il dit avoir été averti de ce problème. ?Nous savions à quel point la situation est dure là-bas. C?est pour cela que nous avons augmenté la fréquence des autobus faisant ce trajet. A la NTC, nous faisons tout pour faire face à cette situation.? De fait, la question se pose maintenant au niveau du fonctionnement des autobus privés.
Une manifestation s?est tenue hier matin afin de protester contre cette situation. Environ 40 per-sonnes y ont pris part. Vijay Ramkissoon était à la tête. Il demande l?aide du Premier mi-nistre. Il se dit prêt à coopérer avec le gouvernement afin de trouver une solution à ce problème. Une autre manifestation est prévue samedi, toujours dans le même cadre. A cette occasion, deux mi-nistres, dont l?identité n?a pas encore été révélée, seront invités.
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