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Saddam Hussein boycotte son procès
Saddam Hussein et quatre coaccusés ont refusé, mercredi, d?assister à la reprise de leur procès, boycotté également par leurs avocats. Tous réclament depuis plusieurs jours la démission du nouveau président du Haut Tribunal pénal irakien, accusé de partialité. Ce dernier a déclaré que le procès se poursuivrait sans eux.
Depuis plusieurs jours, le procès de l?ex-dictateur irakien tourne à la farce. Dimanche, l?audience a été suspendue après avoir été le théâtre d?incidents entre la défense et le nouveau président du Haut Tribunal pénal irakien, le Kurde Raouf Abdel-Rahmane, nommé après la démission du juge Rizgar Amine. En expulsant de la salle un accusé et son avocat, le juge a provoqué le départ de toute l?équipe de la défense, dont Saddam Hussein, qui refusait les avocats de remplacement proposés par la cour.
Mercredi matin, le procès a repris avec une session à huis clos, consacrée aux questions de procédure. Elle a été convoquée après que les avocats de la défense ont annoncé qu?ils refuseraient de siéger tant que le juge Abdel-Rahmane ne serait pas révoqué. Le nouveau président de la cour a affiché un style très combatif face aux anciens hommes forts de l?Irak. À l?issue de la réunion, on a pu constater que seuls trois accusés étaient présents. Le procès a été boycotté par les quatre principaux mis en accusation : Saddam Hussein, son demi-frère Barzan Al-Tikriti, Taha Yassine Ramadan, l?ancien vice-président irakien, et Awad Al-Bandar, ancien juge du tribunal révolutionnaire.
Avant la reprise des audiences l?après-midi, le procureur général Jaafar Al-Moussaoui a demandé l?ajournement de l?audience jusqu?à ce que les accusés absents soient amenés de force. Le président du tribunal visé par la fronde a décidé que les audiences continueraient en l?état et que cette question serait tranchée ultérieurement. Elles ont repris cet après-midi, avec trois heures de retard.
Saddam Hussein et sept de ses lieutenants sont jugés pour le massacre de 148 villageois chiites après une attaque du cortège présidentiel en 1982 à Doujaïl, dans le nord de Bagdad. Ils risquent la peine de mort, et plaident non coupables.
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