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Problèmes en série
Karl Reddy, chaussé de patins à roulettes essaye de se frayer un chemin sur le terrain de volley-ball de la localité. Il est envahi par l?herbe sauvage et occupé par des wagonnets que tiraient des camions pendant la période de coupe.
?Déjà nou pena place pour loisir zotte nek vine place ban wagon lors ene terrain kot capave pratique volley-ball?, s?indigne Vishnu Thondrayen, qui habite ce village depuis sa naissance.
Ce laboureur de 44 ans en a assez de cette situation. Pour lui, les nouveaux conseillers et les autorités concernées doivent se serrer les coudes pour revoir les infrastructures sociales et sportives.
?Le seul endroit que nous ayons pour nous réunir, c?est sous un arbre, tout près de la route principale. Nous sommes entourés d?ordures et de vieille ferraille, observe un jeune en sirotant une bouteille de bière?, dit-il.
Sanjeev Baldan, le nouveau conseiller de ce village est d?accord avec Vishnu sur plusieurs points. On va se réunir pour étudier tous les projets qui méritent une attention particulière. La priorité des nouveaux conseillers : établir une ligne de communication au plus vite avec les représentants du Trafic Management Unit (TMU) pour que la nouvelle gare, aménagée à quelques mètres du terrain de foot de la localité, soit opérationnelle au plus vite.
?Zot pe attan minis decide lerla pou fer inauguration?, ironise un sexagénaire.
Ce retard encourage l?anarchie la plus totale, sans compter le danger que cette gare représente pour les piétons et les enfants qui vont et qui rentrent de l?école. La zone piétonnière est envahie par les autobus.
?Notre vie devient infernale. Nous avons à subir un bruit assourdissant pendant de longues heures?, fait remarquer Fréderic Lolotte. Il dénonce le non-respect des horaires par les propriétaires des autobus individuels qui desservent cette route.
Selon le conseiller Sanjeev, cette situation, perdure en raison du fait que bon nombre de ces de propriétaires d?autobus qui habitent dans la région.
?Chacun doit prendre sa responsabilité. Nous ne voulons pas que ce problème de transport ait de graves conséquences sur nos relations dans le village?, dit Sanjeev.
Les fréquentes inondations pendant la saison pluvieuse à ST Hubert sont un vrai casse-tête pour les habitants.
De nombreux habitants attribuent cette situation à aux canalisations défectueuses et les drains déjà obstrués par les ordures jetées ça et là.
Nurbuth Beewa, 80 ans, vit seule au fond d?une impasse. Elle ne ferme pas les yeux à chaque grosse averse. Elle craint pour que sa petite maison en tôle et ses quelques meubles qui pourraient être emportés par l?eau comme cela a été le cas il y a quelques années. ?Tout dilo descend ar moi dans lacaz . Mo peur. Ti bizin remet drains?, dit-elle au conseiller Sanjeev qui, se fait un devoir de se rendre sur place pour un constat à chaque fois qu?il pleut des cordes.
La septuagénaire n?est pas la seule dans ce village qui subit ce calvaire. Des dizaines de familles font la même amère expérience. ?On doit attendre plus d?une heure pour pouvoir sortir de chez nous?, raconte une mère de famille qui habite à Camp-Falbert.
?Nous allons faire de notre mieux pour résoudre ces problèmes?, promet le conseiller Sanjeev.
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